<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>OCDE &#8211; Parce que !</title>
	<atom:link href="https://parce-que.fr/tag/ocde/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://parce-que.fr</link>
	<description>Le blog de Djéhanne Gani</description>
	<lastBuildDate>Thu, 06 Nov 2025 22:03:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>

<image>
	<url>https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2023/08/favicon-150x150.png</url>
	<title>OCDE &#8211; Parce que !</title>
	<link>https://parce-que.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Rapport OCDE 2025: La France est rattrapée par le déterminisme social et les faibles compétences de base</title>
		<link>https://parce-que.fr/rapport-ocde-2025-la-france-est-rattrapee-par-le-determinisme-social-et-les-faibles-competences-de-base/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 22:03:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études, rapports]]></category>
		<category><![CDATA[determinsime]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[ecole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://parce-que.fr/?p=430</guid>

					<description><![CDATA[L’édition 2025 du rapport «&#160;Regards sur l’éducation de l’OCDE&#160;», publiée le 9 septembre, accorde une attention particulière à l’enseignement supérieur. Parmi les grands constats : une hausse du niveau de formation, un déterminisme social toujours marqué dans les pays de l’OCDE mais aussi un manque d’attractivité des domaines scientifiques. Décryptage. Le poids du milieu social [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’édition 2025 du rapport «&nbsp;Regards sur l’éducation de l’OCDE&nbsp;», publiée le 9 septembre, accorde une attention particulière à l’enseignement supérieur. Parmi les grands constats : une hausse du niveau de formation, un déterminisme social toujours marqué dans les pays de l’OCDE mais aussi un manque d’attractivité des domaines scientifiques. Décryptage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le poids du milieu social : un déterminisme éducatif fort</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les enfants de parents diplômés ont significativement plus de chances de l’être eux-mêmes. Le&nbsp;milieu social reste un facteur clé de réussite scolaire, malgré la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En&nbsp;France,&nbsp;75 %&nbsp;des 25-34 ans dont au moins un parent est diplômé obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur, contre&nbsp;32 %&nbsp;pour ceux dont les parents n’ont pas terminé le deuxième cycle du secondaire. L’écart de&nbsp;43 points&nbsp;entre ces deux groupes place la France&nbsp;dans la moyenne des pays de l’OCDE, où l’écart atteint&nbsp;44 points.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Niveau de formation en hausse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays de l’OCDE, 48 % des jeunes adultes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. En France, cette proportion atteint 53 %, en hausse de 5 points depuis 2019. Parallèlement, la part des jeunes adultes sans diplôme du deuxième cycle du secondaire continue de baisser : 13 % en moyenne OCDE, contre 11 % en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diplôme, emploi et salaires : des écarts marqués&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, dans les pays de l’OCDE, 12,9 % des jeunes adultes sans diplôme sont au chômage, contre 6,9 % pour les titulaires d’un diplôme du 2e cycle secondaire, et 4,9 % pour ceux ayant un diplôme du supérieur. En France, la situation est plus contrastée et le taux plus élevé dans toutes les catégories : 18,5 % des jeunes adultes sans diplôme sont au chômage, contre 9,9 % pour ceux avec un diplôme du secondaire, et 6,3 % pour les diplômés du supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau de ddiplôme en restant fortement lié au milieu d’origine réduit le risque de chômage et influence fortement aussi les perspectives d’emploi. Le diplôme protège, mais moins en France qu’ailleurs, surtout pour les niveaux intermédiaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des écarts de revenus importants, surtout pour les diplômés du supérieur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplôme du supérieur&nbsp;reste un levier de mobilité sociale, bien que moins efficace pour les niveaux inférieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté revenus, l’écart salarial entre un travailleur diplômé du secondaire et un non-diplômé est de&nbsp;17 % en moyenne OCDE, contre&nbsp;14 % en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’écart est plus marqué en France entre diplômés du supérieur et titulaires du secondaire, atteignant 60 %, contre une moyenne inférieure dans l’OCDE.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/09/massification-OCDE.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Compétences : des écarts persistants selon le niveau de diplôme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inégalités se retrouvent aussi dans les&nbsp;compétences en littératie. Selon l’enquête PIAAC de l’OCDE, en 2023, les adultes diplômés de l’enseignement supérieur en France obtiennent en moyenne un score supérieur de&nbsp;47 points en littératie&nbsp;par rapport à ceux qui ne le sont pas — un écart&nbsp;plus important que la moyenne OCDE (34 points).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, les&nbsp;compétences en littératie restent faibles. En France,&nbsp;30 %&nbsp;des adultes (25-64 ans) ont des compétences de niveau 1 ou inférieur (contre&nbsp;27 %&nbsp;en moyenne OCDE),</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proportion monte à&nbsp;70 %&nbsp;chez les adultes sans diplôme du secondaire. Même parmi les diplômés du secondaire,&nbsp;36 %&nbsp;ont un niveau faible en France (contre 30 % en OCDE). Chez les diplômés du supérieur, ce chiffre tombe à&nbsp;8 %&nbsp;en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres soulignent que&nbsp;l’accès à l’éducation ne garantit pas l’acquisition de compétences solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Choix de filières : un manque d’attractivité des filières scientifiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France,&nbsp;34 %&nbsp;des étudiants choisissent les filières&nbsp;commerce, administration et droit.<br>À l’échelle de l’OCDE, ce sont les&nbsp;filières STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques)&nbsp;qui dominent, suivies du commerce/droit (23 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accès record au supérieur mais un taux de réussite faible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France affiche le taux d’accès au supérieur le plus élevé de l’OCDE : 95 % des candidats obtiennent une place. Mais le rapport souligne que seuls 34 % obtiennent leur licence en 3 ans (contre 43 % en OCDE) et 46 % en 4 ans (contre 59 % en OCDE). A noter des écarts de réussite genrés les filles réussissent mieux que les garçons. Cet écart est particulièrement marqué en France (39% pour les filles et 25% pour les garçons) dans la réussite de la licence en 3 ans. L’écart est plus faible en Angleterre ou en Islande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus de diplômés de master en moyenne, 1 sur 4</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/09/lire-document.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 26 %, contre&nbsp;16 %&nbsp;en moyenne dans l’OCDE, la France compte une proportion plus élevée d’étudiants diplômés de master.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport&nbsp;<em>Regards sur l’éducation 2025</em>&nbsp;de l’OCDE confirme une élévation du niveau de diplôme en France, mais aussi la persistance d’inégalités éducatives profondes. Le diplôme reste un levier de réduction du chômage et d’amélioration du revenu. Le rapport pointe également que l’acquisition de compétences en littératie, comme l’attractivité des filières scientifiques, reste un défi majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2025/09/09/la-france-est-rattrapee-par-le-determinisme-social-et-les-faibles-competences-de-base/">Article publié le 9 septembre 2025 dans Le Café pédagogique</a></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Que dit le rapport de l’OCDE 2025 sur le métier enseignant ? Réponses : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs</title>
		<link>https://parce-que.fr/que-dit-le-rapport-de-locde-sur-le-metier-enseignant-reponses-vieillissement-manque-dattractivite-du-metier-salaires-inferieurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 21:58:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études, rapports]]></category>
		<category><![CDATA[métier enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[ecole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://parce-que.fr/?p=427</guid>

					<description><![CDATA[«&#160;Près de 4 enseignants sur 10 ont plus de 50 ans en France&#160;».&#160;Dans un contexte de pénurie et crise du recrutement, que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs.&#160;Quelles sont les spécificités françaises&#160;? des professeurs plus âgés avec plus d’élèves, moins bien payés, avec un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Près de 4 enseignants sur 10 ont plus de 50 ans en France&nbsp;».&nbsp;</strong><strong>Dans un contexte de pénurie et crise du recrutement, que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant : v</strong><strong>ieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs.&nbsp;Quelles sont les spécificités françaises&nbsp;? des professeurs plus âgés avec plus d’élèves, moins bien payés, avec un milieu de carrière oublié, plus de contractuels dans le second degré.&nbsp;</strong><strong>Tour d’horizon sur la question du métier de professeur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question du renouvellement du corps enseignant devient un enjeu central des politiques éducatives</strong><strong>. L’ensemble des pays de l’OCDE connaît un vieillissement&nbsp;</strong><strong>du corps enseignant qui,&nbsp;</strong><strong>combiné aux difficultés de recrutement et à la faible attractivité du métier, fragilise les systèmes éducatifs. En France,</strong><strong>&nbsp;avec 39 % des enseignants du secondaire âgés de 50 ans ou plus en 2023, et des salaires plus bas, cette tendance est plus nette et s’accompagne de postes non pourvus, et d’un nombre de vacataires plus élevé que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Comment faire face aux départs en retraite ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 4 enseignants sur 10 ont plus de 50 ans en France</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2013 et 2023, l’âge moyen des enseignants a augmenté dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Dans l’enseignement secondaire, la part des enseignants âgés de 50 ans ou plus est passée de 36 % à 38 %. Cette évolution reflète le vieillissement global de la population active dans de nombreux pays développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France connaît un vieillissement plus marqué du corps enseignant et une progression plus nette : 39 % des enseignants du secondaire avaient 50 ans ou plus en 2023, contre 31 % en 2013. Ce phénomène pose la question du renouvellement générationnel et de la capacité du système à assurer la relève dans les années à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu central&nbsp;: la question des salaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rémunérations des enseignants jouent un rôle crucial dans l’attractivité du métier. En France, les salaires des enseignants expérimentés sont inférieurs aux moyennes de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2015 et 2024, les salaires d’entrée ont progressé en France (+8 %), mais cette hausse reste bien en dessous des moyennes observées dans l’OCDE (+17 % dans le primaire, +16 % dans le secondaire). Pour les enseignants expérimentés, les augmentations sont quasi inexistantes : +1 % seulement dans le secondaire, et aucune progression dans le primaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revalorisations récentes, notamment la prime d’attractivité mise en place en 2023, concernent davantage les débuts de carrière. Elles restent insuffisantes pour combler le retard salarial accumulé depuis plusieurs années</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les professeurs des écoles gagnent 26% de moins que les autres diplômés du supérieur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des salaires effectifs des enseignants sont inférieurs par rapport aux diplômés du supérieur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/09/salaire-prof.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Premier degré, un professeur des écoles gagne en moyenne 26% de moins, et 18% pour les professeurs du premier cycle du secondaire. Les salaires effectifs des enseignants en France sont de 13 à 17% inférieurs à ceux des autres diplômés de l’enseignement supérieur au niveau des pays de l’OCDE. Pour le deuxième cycle du secondaire, les écarts sont moindres, notamment du fait du statut des agrégés qui constitue environ 30% des enseignants. Le salaire effectif est inférieur de 10% par rapport aux autres diplômés de l’enseignement supérieurs, proche de la moyenne des pays de l’OCDE avec 9% en moyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évolution des salaires selon l’ancienneté&nbsp;: des milieux de carrière défavorisés inférieurs de 14% à la moyenne des pays de l’OCDE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants de milieu de carrière sont plutôt défavorisés. Leurs salaires sont inférieurs de 14% à la moyenne des pays de l’OCDE alors que les débuts de carrière sont plus proches de la moyenne des pays (-2% pour les PE).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2015-2024&nbsp;: pas d’évolution pour les milieux de carrière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, le rapport observe l’évolution des salaires. A souligner que les salaires de milieux de carrière n’ont pas connu d’évolution quand les débuts de carrière ont connu une évolution de 8%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la pénurie des enseignants n’est pas que liée à la question salariale soulignent les rapporteurs qui mettent en évidence différents indicateurs. Des pays où les enseignants ont une bien meilleure rémunération qu’en France connaissent également une crise d’attractivité, comme en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Postes non pourvus et augmentation du nombre de vacataires : 9,1% de contractuels dans le Second degré en 2021-2022</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pénurie se manifeste également à travers la présence de contractuels. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la moyenne est de 8,4 %. En France, 5,4 % des enseignants ne sont pas titulaires, un phénomène particulièrement marqué dans le second degré avec 9,1 % (7,1% en moyenne des pays OCDE). Si dans le Premier degré, le taux est de 1,3 % en 2021-22, il s’agit d’un taux triplé entre 2014 et 2022 mais inférieur à la moyenne des pays (5,6%). Le taux est très variable d’un pays à l’autre.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/09/qualifie-ocde.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation des contractuels pose la question de la formation et de la qualité de l’enseignement, des dispositifs de formation, de titularisation et de reconnaissance professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de vacances de poste en début d’année atteint 5% en Suède et Autriche. En France, la pénurie de postes concerne des académies (Guyane, Créteil, Versailles, Mayotte notamment) et disciplines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport de l’OCDE, 0,1% du nombre d’enseignants en postes étaient non pourvus à la rentrée 2021 (816 postes). Les postes vacants aux concours de recrutement ne sont toutefois pas équivalents aux classes sans poste ou professeurs à la rentrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des démissions rares, mais révélatrices d’un malaise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de démission est en augmentation mais il reste en faible proportion par rapport à un taux de démission de 6,5% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Dans les pays où le taux de démissions est élevé avec près de 12% comme la Lituanie, le Danemark ou l’Angleterre, la mobilité professionnelle est aussi plus importante dans tous les secteurs de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de perspectives ou de passerelles professionnelles peut être aussi un facteur explicatif en France, comme la présence d’un concours. 2836 enseignants ont démissionné en 2021-22 contre 1002 en 2014-15.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des départs à la retraite croissants dans les années à venir, la question de l’attractivité du métier, du recrutement et de la formation initiale et continue est un défi majeur pour les prochaines années. Mais pourra-t-elle se passer d’une véritable revalorisation des salaires en France autant au regard du décrochage actuel, que comparativement au passé, et au présent, dans les autres pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button">Article publié le 9 septembre 2025 dans Le Café pédagogique </a></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rapport OCDE 2025:L’organisation de l’école en France : plus d’heures, plus de fondamentaux, mais moins de dépenses</title>
		<link>https://parce-que.fr/rapport-ocde-2025lorganisation-de-lecole-en-france-plus-dheures-plus-de-fondamentaux-mais-moins-de-depenses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 21:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études, rapports]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[ecole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://parce-que.fr/?p=423</guid>

					<description><![CDATA[Le rapport de l’OCDE «&#160;Regards sur l’éducation 2025: met en lumière plusieurs caractéristiques du système éducatif français, notamment en ce qui concerne la durée de l’enseignement, l’importance accordée aux matières fondamentales, l’organisation du calendrier scolaire, le nombre de jours fériés et les investissements publics par élève. Alors que la France affiche un volume d’heures d’instruction [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rapport de l’OCDE «&nbsp;Regards sur l’éducation 2025: met en lumière plusieurs caractéristiques du système éducatif français, notamment en ce qui concerne la durée de l’enseignement, l’importance accordée aux matières fondamentales, l’organisation du calendrier scolaire, le nombre de jours fériés et les investissements publics par élève. Alors que la France affiche un volume d’heures d’instruction parmi les plus élevés, elle reste en retrait sur le plan budgétaire. A l’heure où la question tourne autour des « temps de l’enfant » lors de la Convention citoyenne, il ne s’agirait pas d’oublier celle du budget ni la réflexion pédagogique pour se demander quoi faire et comment le faire ? sans évacuer celle d’avec quels professeurs ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus d’heures d’enseignement que la moyenne OCDE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, les élèves bénéficient d’un temps d’instruction obligatoire supérieur à celui observé en moyenne dans les pays de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enseignement élémentaire, les élèves reçoivent en moyenne&nbsp;864 heures d’enseignement par an, tandis que dans le premier cycle du secondaire (le collège), ce chiffre s’élève à&nbsp;973 heures par an. Sur l’ensemble de leur scolarité, cela représente&nbsp;8 210 heures d’instruction, soit&nbsp;environ 600 heures de plus&nbsp;que la moyenne des pays de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces heures sont réparties sur&nbsp;36 semaines par an en France, alors que la moyenne est de&nbsp;38 semaines&nbsp;dans les autres pays. Cela signifie que les journées scolaires françaises sont souvent plus longues pour pouvoir intégrer l’ensemble des heures.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/09/maths-fr.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accent marqué sur les matières fondamentales</strong><strong>…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France se distingue également par la proportion importante du temps scolaire consacrée aux matières dites « fondamentales ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela représente dans les écoles élementaires un total de 59 % du temps d’enseignement dédié aux matières fondamentales, alors que cette part n’est que de 41 % en moyenne dans les autres pays de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus précisément : 38 % du temps est consacré à la lecture, la littérature et l’écriture, et 21 % du temps est alloué aux mathématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au collège, cette tendance se confirme :&nbsp;30 % du temps&nbsp;est consacré aux matières fondamentales, contre&nbsp;27 % en moyenne&nbsp;dans les autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le rapport de l’OCDE souligne qu’il&nbsp;n’existe pas de corrélation significative&nbsp;entre le volume horaire consacré à ces matières et les performances des élèves aux évaluations internationales comme le test PISA. Cela invite à s’interroger sur l’efficacité réelle de ce modèle d’enseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une organisation spécifique des vacances scolaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre particularité du système français réside dans l’organisation des vacances scolaires. En France, les élèves bénéficient de&nbsp;16 semaines de vacances par an, alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de&nbsp;13,5 semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les vacances d’été, les élèves français ont une pause de&nbsp;8 semaines, ce qui est proche de la moyenne de&nbsp;8,7 semaines&nbsp;dans les autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France se distingue surtout par le&nbsp;nombre de périodes de congés dans l’année scolaire. En effet, l’année est découpée en&nbsp;quatre périodes de congés, contre deux dans la plupart des autres pays. Parmi ces quatre périodes, deux sont relativement courtes, avec un total d’environ trois semaines pour l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moins de jours fériés que la moyenne OCDE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne les jours fériés, la France en compte&nbsp;11 par an, soit&nbsp;un de moins que la moyenne&nbsp;des pays de l’OCDE. Précisons que ces jours fériés&nbsp;ne sont pas inclus dans les périodes de vacances scolaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des dépenses publiques inférieures à la moyenne OCDE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un temps d’enseignement plus long et une forte priorité accordée aux fondamentaux, la France consacre&nbsp;moins de moyens financiers par élève&nbsp;que la moyenne des pays de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enseignement primaire, la dépense publique moyenne par élève est de&nbsp;10 444 dollars par an, alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de&nbsp;12 051 dollars.<br>Dans le premier cycle du secondaire (le collège), la France dépense&nbsp;12 511 dollars par élève, contre une moyenne de&nbsp;13 402 dollars&nbsp;dans les autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela montre que le système éducatif français fonctionne avec des ressources inférieures, malgré une organisation plus dense en temps d’enseignement. A noter que la France se distingue des autres pays dans l’organisation scolaire avec davantage d’heures de cours sur un nombre de&nbsp; semaines condensé et une semaine de 4 jours, dans une très grande majorité de communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A rebours d’idées reçues comme fausses, la France n’offre&nbsp;ni plus de vacances, ni&nbsp;plus de jours fériés&nbsp;que la moyenne des pays comparables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France se démarque par un&nbsp;<strong>temps d’enseignement plus élevé</strong>&nbsp;et une forte priorité donnée aux&nbsp;<strong>matières fondamentales, héritage du ministre Blanquer</strong>. Cependant, elle consacre&nbsp;<strong>moins de moyens financiers par élève</strong>&nbsp;que la moyenne des pays de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déséquilibre entre&nbsp;<strong>quantité d’enseignement</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>qualité des moyens alloués</strong>&nbsp;soulève des interrogations sur le bien-fondé d’un matraquage sur les fondamentaux, dénoncé par les personnels et syndicats. Peut-on espérer de meilleurs résultats en misant uniquement sur un nombre d’heures plus élevé, sans renforcer les investissements, la formation des enseignants, et le plaisir d’apprendre ? Ne s’agit peut-être pas de faire&nbsp;<strong>plus</strong><strong>,</strong>&nbsp;mais de faire&nbsp;<strong>mieux</strong>&nbsp;et différemment&nbsp;? une attente dans les salles de classe, à n’en pas douter…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button">Article publié le 9 septembre dans Le Café pédagogique </a></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
