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	<title>enseignant &#8211; Parce que !</title>
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	<description>Le blog de Djéhanne Gani</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Feb 2026 18:43:22 +0000</lastBuildDate>
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	<title>enseignant &#8211; Parce que !</title>
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		<title>Temps de travail des enseignants : plus de 41h par semaine !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 18:41:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
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					<description><![CDATA[1 635 heures par an ! La dernière note de la Depp publiée mardi 4 novembre consacrée au temps de travail des enseignants ne sera pas un scoop, ou alors pour les amateurs de prof-bashing. Hors vacances scolaires, les enseignants travaillent en moyenne 41 heures et 30 minutes par semaine. La moitié de ce temps [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>1 635 heures par an ! La dernière note de la Depp publiée mardi 4 novembre consacrée au temps de travail des enseignants ne sera pas un scoop, ou alors pour les amateurs de prof-bashing. Hors vacances scolaires, les enseignants travaillent en moyenne 41 heures et 30 minutes par semaine. La moitié de ce temps est consacrée à l’enseignement devant les élèves, un tiers à la préparation des cours et à la correction des copies, et le reste à d’autres activités professionnelles (réunions, rencontres avec les familles, formations, etc.). Cette répartition varie toutefois selon le niveau d’enseignement, le corps (professeurs des écoles, certifiés, agrégés) et le lieu d’exercice</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un total annuel supérieur à la durée légale et des écarts importants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En moyenne, un enseignant à temps plein travaille&nbsp;1 635 heures par an, soit&nbsp;28 heures de plus&nbsp;que la durée légale annuelle d’un emploi à 35 heures (1 607 heures).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La médiane se situe à 1 620 heures, avec des écarts importants : les 10 % d’enseignants les moins chargés travaillent moins de 1 284 heures par an et les 10 % les plus chargés atteignent 2 004 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des différences entre premier et second degrés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La répartition du temps de travail diffère selon le degré d’enseignement. Les professeurs des écoles&nbsp;(premier degré) consacrent&nbsp;54 %&nbsp;de leur temps à l’enseignement devant élèves, avec&nbsp;24 heures hebdomadaires. Les professeurs du second degré&nbsp;(collège et lycée) y consacrent&nbsp;48&nbsp;<strong>%</strong>, avec des obligations de service moindres :&nbsp;18 heures pour les certifiés,&nbsp;15 heures pour les agrégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le&nbsp;temps de préparation&nbsp;et de&nbsp;correction&nbsp;est plus important dans le second degré :&nbsp;16 heures en moyenne par semaine, contre&nbsp;12 heures&nbsp;dans le premier degré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les&nbsp;autres activités&nbsp;(réunions, conseils, formation, accompagnement) représentent environ&nbsp;6 heures par semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un travail qui se poursuit pendant les vacances</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant les vacances scolaires, les enseignants ne cessent pas totalement leur activité : ils déclarent en moyenne 33 jours de travail au cours desquels ils ont travaillé au moins une heure. Ces journées sont souvent consacrées à la préparation de cours, à la correction de copies. Le nombre de jours travaillés pendant les vacances diminue avec l’ancienneté, mais augmente pour les enseignants ayant plusieurs affectations, en raison certainement de la nécessité d’adapter les cours à chaque établissement et d’une multiplicité de niveaux. «&nbsp;Les enseignantes déclarent travailler davantage pendant les vacances scolaires : 33 jours en moyenne contre 28 pour les enseignants dans le premier degré, et 37 jours contre 32 jours dans le second degré&nbsp;», peut-on lire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des variations selon le corps et la discipline</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les écarts se retrouvent également selon le corps et la discipline enseignée. Les professeurs certifiés déclarent un volume horaire hebdomadaire moyen de 42 heures, comparable à celui des enseignants du premier degré. Les professeurs agrégés, eux, consacrent un temps plus long à la correction et à la préparation, mais leur volume horaire total reste légèrement inférieur. &nbsp;» Les agrégés déclarent passer 17 heures en moyenne par semaine à enseigner dans les classes (42 % de leur temps de travail) et autant de temps à la préparation des cours et à la correction (18 heures). Le temps dédié à la préparation des cours est en particulier plus élevé en comparaison des certifiés&nbsp;», note la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants d’EPS (éducation physique et sportive) travaillent en moyenne 21 heures devant élèves, contre 19 heures pour l’ensemble du second degré, mais déclarent moins de travail pendant les vacances. Le nombre très réduit voire l’absence de copies à corriger explique aussi cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des différences genrées et familiales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différences de temps de travail et de souhait d’augmentation d’heures sont aussi genrées et familiales. «&nbsp;Les hommes ou les parents sont les plus nombreux à demander à travailler plus d’heures pour une hausse de salaire&nbsp;», indique la note. Ce n’est pas une surprise, la ventilation des heures supplémentaires était déjà&nbsp;<a href="https://www.cafepedagogique.net/2025/05/23/a-qui-profitent-les-heures-supplementaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mise en avant en mai dernier.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, 30 % des enseignants effectuent des heures supplémentaires, avec des écarts : 33 % des hommes contre 27 % des femmes dans le second degré et 13 % dans le premier degré (15 % d’hommes, 10 % de femmes). La&nbsp;parentalité&nbsp;joue également un rôle : dans le second degré,&nbsp;35 % des enseignants ayant trois enfants ou plus souhaitent travailler davantage d’heures contre rémunération, contre&nbsp;25 %&nbsp;parmi ceux sans enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un engagement au-delà de l’obligation réglementaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps de travail effectif des enseignants dépasse largement leur&nbsp;obligation réglementaire de service (ORS), qui varie selon le concours obtenu (Capes, agrégation, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre&nbsp;heures supplémentaires,&nbsp;missions complémentaires&nbsp;et&nbsp;travail invisible à domicile, le métier d’enseignant s’exerce bien au-delà des heures de cours. De source ministérielle.</p>



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		<title>TALIS 2024 : une formation des enseignants défaillante</title>
		<link>https://parce-que.fr/talis-2024-une-formation-des-enseignants-defaillante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 22:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études]]></category>
		<category><![CDATA[enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[TALIS 2024]]></category>
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					<description><![CDATA[L’enquête internationale TALIS 2024 pointe l’insuffisance, voire le retard de la formation initiale comme continue. Alors que les enseignants français sont de plus en plus&#160;confrontés à des défis pédagogiques, technologiques et sociaux, les formations initiales comme continues peinent à les préparer et les accompagner. Que souligne TALIS 2024 pour la France ? Le manque de [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enquête internationale TALIS 2024 pointe l’insuffisance, voire le retard de la formation initiale comme continue. A</strong><strong>lors que les enseignants français sont de plus en plus&nbsp;<a href="https://www.cafepedagogique.net/2025/10/07/enseigner-en-france-un-metier-meprise-et-de-plus-en-plus-difficile-enquete-talis-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confrontés à des défis pédagogiques, technologiques et sociaux</a>, les formations initiales comme continues peinent à les préparer et les accompagner. Que souligne TALIS 2024 pour la France ? Le manque de formation initiale, une formation continue jugée peu utile, une absence de mentorat et de temps pour des pratiques plus coopératives. Cerise sur le gâteau : un déficit de compétences numériques, domaine où les enseignants français sont peu outillés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une formation initiale jugée insuffisante pour près d’un professeur sur deux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seuls&nbsp;53 % des jeunes enseignants français, ayant terminé leur formation initiale au cours des cinq dernières années, estiment que celle-ci était de qualité. Ce taux est&nbsp;bien inférieur à la moyenne OCDE de 75 %, traduisant un malaise profond quant à la pertinence et l’efficacité de la formation reçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faiblesses de la formation initiale se concentrent sur des enjeux pourtant cruciaux : seuls&nbsp;14 %&nbsp;des jeunes enseignants se sentent bien préparés à enseigner dans un environnement multiculturel ou multilingue, contre une moyenne nettement supérieure dans les pays de l’OCDE. En ce qui concerne le développement des compétences sociales et émotionnelles des élèves, seuls&nbsp;13 %&nbsp;des enseignants se disent prêts à y répondre, et&nbsp;50 %&nbsp;à utiliser les outils numériques pour enseigner.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/10/formation.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une complexité croissante du métier, sans outils pour y faire face</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La diversité des élèves s’intensifie, en particulier dans le contexte de l’école inclusive.&nbsp;74 % des enseignants français exercent désormais dans des établissements où&nbsp;plus de 10 % des élèves ont des besoins éducatifs particuliers, contre&nbsp;46 % en moyenne dans l’OCDE. Cette proportion a augmenté de&nbsp;32 points depuis 2018, une progression bien supérieure à celle observée dans d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant,&nbsp;seuls 53 %&nbsp;des enseignants estiment pouvoir adapter leurs tâches d’apprentissage à ces élèves aux profils spécifiques, un chiffre&nbsp;inférieur à la moyenne OCDE de 62 %. Ce décalage montre à quel point la montée en complexité de l’enseignement n’a pas été accompagnée par une adaptation des formations, des outils ou des ressources. Les enseignants français manquent de formation sur les enjeux d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Enseigner les compétences sociales et émotionnelles : un déficit de confiance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des compétences sociales et émotionnelles chez les élèves est largement reconnu comme essentiel à leur réussite. Mais en France,&nbsp;<strong>s</strong>euls 52 % des enseignants&nbsp;estiment être capables d’accompagner efficacement cet apprentissage, contre&nbsp;73 % en moyenne OCDE. De même,&nbsp;51 %&nbsp;se sentent à l’aise pour enseigner ces compétences, alors que&nbsp;86 % des enseignants en moyenne dans l’OCDE&nbsp;expriment cette aisance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque de confiance révèle un&nbsp;déficit structurel de formation&nbsp;sur ces enjeux, pourtant de plus en plus présents dans les classes et mis en avant par le ministère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une formation continue peu efficace et peu accessible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La formation professionnelle tout au long de la carrière, censée combler les lacunes de la formation initiale, ne remplit pas son rôle.&nbsp;Seuls 35 %&nbsp;des enseignants français estiment que les formations suivies au cours des douze derniers mois ont eu un impact positif sur leur pratique, contre&nbsp;55 % en moyenne OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les besoins sont pourtant bien identifiés :&nbsp;28 %&nbsp;des enseignants demandent une meilleure formation pour enseigner aux élèves à besoins éducatifs particuliers,&nbsp;24 %&nbsp;pour l’usage de l’intelligence artificielle, et&nbsp;20 %&nbsp;pour le soutien au développement socio-émotionnel des élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les enseignants débutants, les besoins en formation sont encore plus marqués :&nbsp;37 %&nbsp;déclarent avoir un besoin élevé de formation sur les élèves à besoins éducatifs particuliers,&nbsp;29 %&nbsp;sur la gestion de classe et&nbsp;28 %&nbsp;sur le soutien socio-émotionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les obstacles à l’accès à la formation sont récurrents :&nbsp;71 %&nbsp;des enseignants citent le manque de temps en raison d’autres responsabilités,&nbsp;59 %&nbsp;évoquent des conflits avec leur emploi du temps professionnel, et&nbsp;56 %&nbsp;dénoncent une offre de formation non pertinente. Ces freins sont encore plus marqués chez les débutants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accompagnement à l’entrée dans le métier encore trop faible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée dans la profession est une étape déterminante, mais trop peu encadrée en France.&nbsp;Seuls 56 %&nbsp;des enseignants ayant rejoint leur établissement depuis moins de cinq ans déclarent avoir bénéficié d’un dispositif d’accueil formel ou informel, contre une&nbsp;moyenne OCDE de 72 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mentorat, pourtant reconnu pour son efficacité, reste peu développé : seuls&nbsp;17 %&nbsp;des enseignants débutants en bénéficient, contre&nbsp;26 % en moyenne dans l’OCDE. Ce manque d’accompagnement rend l’entrée dans le métier plus difficile, augmentant le risque d’isolement, d’épuisement et de désengagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture de la coopération et des pratiques collaboratives nécessitent de la formation, comme du temps de concertation, absent dans les établissements hors éducation prioritaire renforcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Intelligence artificielle&nbsp;: des enseignants inquiets</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration, la compréhension du numérique, et en particulier de l’intelligence artificielle, constitue un défi majeur pour l’école. Mais en France,&nbsp;seuls 14 % des enseignants&nbsp;disent avoir utilisé l’IA dans leur travail, contre&nbsp;36 % en moyenne OCDE. 39% des enseignants du 1<sup>er</sup>&nbsp;degré expriment des inquiétudes sur l’IA.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/10/IA-TALIS-2024.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’ils l’utilisent, c’est principalement pour apprendre ou résumer un sujet (63 %), préparer des cours ou des activités (50 %), ou accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers (32 %). Les usages plus avancés (évaluation, suivi des performances, rédaction de commentaires) restent très marginaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La principale raison de cette faible adoption est le&nbsp;manque de compétences&nbsp;:&nbsp;79 %&nbsp;des enseignants déclarent ne pas avoir les connaissances nécessaires pour intégrer l’IA dans leur enseignement (contre 75 % en moyenne OCDE). De plus,&nbsp;50 %&nbsp;estiment que leur établissement ne dispose pas de l’infrastructure technique adéquate, un taux supérieur à la moyenne OCDE (37 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le métier d’enseignant est complexe, pour débuter comme pour durer, la formation est nécessaire pour accompagner les enseignants à faire réussir tous les élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inclusion, IA, CPS, réforme de la formation sont les projets mis en avant par les gouvernements depuis 2018. Autant de points jugés (plus) négativement par les personnels dans l’enquête depuis l’édition précédente. Un bilan des mandats du président Macron&nbsp;? L’enquête montre l’insatisfaction croissante des enseignants comme leur sentiment croissant de dévalorisation à lier avec des questions de souffrance et de santé des personnels, un angle mort de l’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



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