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	<title>collège &#8211; Parce que !</title>
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	<description>Le blog de Djéhanne Gani</description>
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	<title>collège &#8211; Parce que !</title>
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		<title>Classement des collèges et des lycées : la surenchère de la mise en concurrence</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 17:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses, études]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
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					<description><![CDATA[Évaluer, classer, sélectionner, bienvenue dans le système éducatif et la culture scolaire ! S’il y a eu démantèlement de la réforme du bac Blanquer, et de sa réforme de la formation, perdurent la culture de l’évaluation, qu’il aura insufflée de manière durable, et la communication politique. Au printemps, c’est au tour des évaluations Ival, Ivac [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Évaluer, classer, sélectionner, bienvenue dans le système éducatif et la culture scolaire ! S’il y a eu démantèlement de la réforme du bac Blanquer, et de sa réforme de la formation, perdurent la culture de l’évaluation, qu’il aura insufflée de manière durable, et la communication politique. Au printemps, c’est au tour des évaluations Ival, Ivac de fleurir et de faire la Une de la presse locale, régionale comme nationale. Mais à quoi bon et à qui s’adressent ces indicateurs si ce n’est aux familles ? Le Café pédagogique dénonce l’emballement médiatique autour de cette culture de la concurrence et du marché scolaire.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Emballement médiatique et «&nbsp;approche relative&nbsp;» admet le ministère</strong></p>



<p>Encore un indicateur ? « Ival », « Ivac », pour « Indicateur de Valeur Ajoutée des Lycées ou Collèges » pour celles et ceux qui n’auraient pas la référence. &nbsp;Mais attention, d’après le ministère-même, il s’agit d’une approche relative. Si elle est ainsi relativisée, d’un point de vue scientifique, elle est pourtant largement médiatisée. Car, ces évaluations intéressent et répondent bien plus aux préoccupations des familles ou de l’opinion publique – ainsi construite au passage – que des spécialistes de l’éducation, comme bien souvent les sujets éducatifs qui font la Une de la presse, malheureusement. La preuve en est au regard des nombreuses notes et études absentes des colonnes médiatiques ou encore de l’absence de publication de données ou rapports, gardés secrets. Songeons à la publication des IPS (indicateurs de mixité sociale) rendus publics en 2022 après une bataille judiciaire menée par le journaliste Alexandre Lechenet.</p>



<p><strong>IVAl, IVAC, un classement qui n’en serait pas un</strong></p>



<p>L’Education nationale publie les résultats des collèges et lycées classés selon le critère de la valeur ajoutée qui «&nbsp;<em>évalue l’apport propre de l’établissement à la réussite de ses élèves, compte tenu de leurs caractéristiques</em>&nbsp;». La Depp précise également que cette approche est relative. L’idée ne serait pas de classer, mais de donner une photographie et non un palmarès précise-t-on. Pour la Depp, cette valeur ajoutée permet de «&nbsp;<em>comprendre et apprécier la façon dont les établissements accompagnent leurs élèves vers la réussite</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>prendre en compte les disparités importantes en e recrutement entre les établissements en termes de profils scolaires et socio-économiques des élèves&nbsp;</em>».</p>



<p>Ces données sont donc à destination des familles, pour éclairer leur choix.</p>



<p>Mais à parler de valeur ajoutée positive, n’implique-t-il pas son pendant de valeur ajoutée négative ? Les équipes pédagogiques apprécieront.</p>



<p>Notons que les données sont partagées avec générosité alors que la publication des IPS n’a été publique qu’au terme d’une décision de justice : le ministère a été condamné par le tribunal administratif de Paris à publier ces statistiques sociales. Depuis 20 ans, les données, également accessibles et publiques, montrent la ségrégation grandissante et combien les écarts se creusent entre les publics accueillis dans le établissements privés et publics au détriment de ces derniers. Pour favoriser (vraiment) la mixité scolaire et sociale, ne devrait-on pas cesser avec toutes ces données et leur médiatisation qui concourt à la concurrence et à la fuite ? Le jeu des réputations nuit forcément à certains établissements.</p>



<p><strong>Nourrir la culture néolibérale du choix, de l’offre, de la concurrence</strong></p>



<p>Il y a fort à parier que vous lirez et retrouverez dans la presse locale et nationale des articles sur les collèges et lycées de votre ville, département, région ou académie qui sont bien classés ou évalués, ceux qui font bien réussir vos enfants.</p>



<p>Ces indicateurs infusent une logique de marché, de choix et y habituent Car les familles ont bel et bien un choix à faire en termes de scolarité de leur enfant. Enfin, certaines familles. Si dans le cadre de la sectorisation, et de la carte scolaire, parler de choix peut étonner, c’est oublier que le secteur privé échappe à ces conditions. La politique du choix fait celle du privé finalement.</p>



<p>Des effectifs réduits dans les classes ne seraient-ils pas une valeur ajoutée objective, et non pas « relative » ? De même, faire reculer la ségrégation des établissements serait une valeur ajoutée aux établissements les plus défavorisés.</p>



<p>Approche relative, médiatisation, c’est le cocktail et le traitement médiatique réservé à l’école. Comme l’abaya qui cache la forêt, l’uniforme cache l’indigence de tous ces contre-feux qui ne parlent pas des réels difficultés et enjeux pour les personnels et élèves.</p>



<p><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2025/04/02/classement-des-colleges-et-des-lycees-la-surenchere-de-la-mise-en-concurrence/">Article publié le 2/04/25 dans Le Café pédagogique</a></div>
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		<title>La violence d’un enfant est l’échec des adultes et de la société</title>
		<link>https://parce-que.fr/la-violence-dun-enfant-est-lechec-des-adultes-et-de-la-societe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 19:04:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets, éditos]]></category>
		<category><![CDATA[collège]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[À celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent, corps et âme, pour&#160;accompagner la jeunesse, la former, la faire grandir. Aujourd’hui,&#160;l’école est endeuillée. Une fois de plus. Une fois de trop là voilà touchée en plein cœur par la violence mortelle. C’est cette violence et ce qui la nourrit qu’il faut interroger alors qu’elle frappe le [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>À celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent, corps et âme, pour&nbsp;accompagner la jeunesse, la former, la faire grandir.</strong></p>



<p>Aujourd’hui,&nbsp;l’école est endeuillée. Une fois de plus. Une fois de trop là voilà touchée en plein cœur par la violence mortelle. C’est cette violence et ce qui la nourrit qu’il faut interroger alors qu’elle frappe le même jour en France et en Autriche. Quand un enfant tue, comment ne pas s’interroger collectivement sur un ensemble de coups invisibles qui font système&nbsp;?</p>



<p>Encore une vie arrachée dans l’exercice d’une mission éducative. Encore un acte de violence au cœur même de ce qui devrait être un espace protégé. Après Samuel Paty, Dominique Bernard, Agnès Lasalle, Mélanie vient allonger cette liste déjà trop longue.</p>



<p><strong>Les violences, sociale, institutionnelle, silencieuse</strong></p>



<p>N’est-ce pas notre violence qu’il faut sonder ? Celle de notre société, de ses inégalités profondes, des écarts qui se creusent entre ceux qui ont et les autres, entre les perdants et les gagnants. La violence des adultes entre eux, du monde des adultes, mais aussi de celui des enfants, qui n’est pas épargné de violences, celle d’un système de compétitions, de sélection que les adultes perpétuent sans protéger l’enfance. L’orientation n’en est qu’une illustration, comme l’ont encore rappelé la semaine dernière le rapport de la Cour des comptes et de l’Observatoire des inégalités. C’est aussi la violence des silences, comme on l’a vu avec le tsunami de(s) Betharram(s).</p>



<p>C’est aussi l’absence de liens, de dialogue, celle de la solitude réelle dans un monde pourtant hyperconnecté. C’est une violence quasi-systémique. C’est un bain de violences, petites et grandes. La violence d’un enfant est un échec, c’est celui des adultes, celui de la société.</p>



<p>Tous les coups invisibles – inégalités, pauvreté, solitude, mépris, abandon – nourrissent ce coup mortel. Quand un enfant tue, c’est tout un système qu’il faut interroger. Tous les manques font système. C’est un coup porté à chacune et chacun de nous.</p>



<p><strong>La violence ne surgit pas sans raison et sa cause n’a pas qu’une raison</strong></p>



<p>On convoque déjà les « mesures de sécurité » : portiques, fouilles, interdictions. Mais la tragédie s’est déroulée lors d’une fouille. Fouiller n’est pas protéger. CQFD. Est-ce vraiment de portiques et de fouilles dont l’École a besoin ? Même le ministre de l’Intérieur en doute. Et il n’est pas le seul.</p>



<p>La santé mentale des jeunes est aujourd’hui une urgence de santé publique.</p>



<p>Et surtout, cela masque une réalité plus profonde.&nbsp;La violence ne surgit pas sans raison.&nbsp;Elle est le reflet d’un abandon collectif, d’un système éducatif fragilisé, d’une jeunesse en perte de repères.</p>



<p>Pendant ce temps, les questions essentielles restent ignorées :&nbsp;où sont les moyens pour la santé mentale des jeunes ?&nbsp;Où sont les&nbsp;infirmières scolaires, les&nbsp;psychologues, les&nbsp;assistantes sociales, les&nbsp;adultes formés pour repérer les signaux faibles, accompagner, prévenir ?</p>



<p><strong>La santé mentale, urgence de santé publique</strong></p>



<p>Les chiffres et les faits sont là.&nbsp;La souffrance psychique des adolescents explose, les équipes éducatives s’épuisent, des AED aux enseignants, en passant par les CPE, les chefs d’établissement, les psychologues, les assistantes sociales,&nbsp;toutes celles et ceux qui, chaque jour, tentent encore de tenir l’école debout et qui chaque jour, œuvrent, corps et âme, pour&nbsp;accompagner la jeunesse, la former, la faire grandir.</p>



<p>Et pourtant, on continue de répondre à cette crise&nbsp;par la sanction et le contrôle, plutôt que par l’écoute et la présence. C’est l’école qu’on exp(l)ose.&nbsp;C’est elle qu’on laisse seule face à la détresse des jeunes,&nbsp;sans les moyens humains, ni médicaux, ni éducatifs nécessaires. Encore une fois, c’est l’école qui pleure. Qui enterre l’une des siennes.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button">Article publié dans Le Café pédagogique, 11/06/25</a></div>
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<p></p>



<p></p>
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