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	<title>Tables-rondes &#8211; Parce que !</title>
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	<description>Le blog de Djéhanne Gani</description>
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	<title>Tables-rondes &#8211; Parce que !</title>
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		<title>Comment sortir des inégalités qui minent l’Ecole et la société françaises ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 17:50:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’était le 5 juillet 2026 au Festival des Idées. Car des idées pour l’école et l’éducation pour toutes et tous, il y en a. Des solutions pour réduire les inégalités et le séparatisme aussi. Car il n’y a pas de fatalisme et c’est ce qu ont rappelé des voix plurielles issues des champs politique, syndical, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">C’était le 5 juillet 2026 au <em>Festival des Idées</em>. Car des idées pour l’école et l’éducation pour toutes et tous, il y en a. Des solutions pour réduire les inégalités et le séparatisme aussi. Car il n’y a pas de fatalisme et c’est ce qu ont rappelé des voix plurielles issues des champs politique, syndical, associatif: Sophie Venetitiay SG du Sens, FSU, le député insoumis Paul Vannier, la maire socialiste et VP du conseil départemental de la Nièvre Justine Guyot et Sandrine Pelez, secrétaire générale de la Ligue de l&rsquo;enseignement.  <br>Aujourd’hui, c’est un chemin que la gauche doit trouver, sinon c’est un boulevard pour le tri social et un projet réactionnaire. Au détriment de nombreux enfants.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="540" src="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003333919-2.jpeg" alt="" class="wp-image-641" srcset="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003333919-2.jpeg 800w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003333919-2-300x203.jpeg 300w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003333919-2-768x518.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003340958-1.jpeg" alt="" class="wp-image-642" srcset="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003340958-1.jpeg 800w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003340958-1-300x225.jpeg 300w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1784003340958-1-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Massacres en Kabylie, 1956, l’enquête contre l’effacement</title>
		<link>https://parce-que.fr/massacres-en-kabylie-1956-lenquete-contre-leffacement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 17:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tables-rondes]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature et politique]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai eu le plaisir immense et l’émotion intense d’animer des échanges autour du formidable livre de Safia Kessas et de Fabrice Riceputi, préfacé par Edwy Plenel « Massacre en Kabylie » (La Découverte) le 18 juin 2026.  Ce livre d’une grande force exhume un crime colonial survenu il y a soixante-dix ans, le 23 mai 1956, dans trois [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><br>J’ai eu le plaisir immense et l’émotion intense d’animer des échanges autour du formidable livre de Safia Kessas et de Fabrice Riceputi, préfacé par Edwy Plenel « Massacre en Kabylie » (La Découverte) le 18 juin 2026.  Ce livre d’une grande force exhume un crime colonial survenu il y a soixante-dix ans, le 23 mai 1956, dans trois villages de Kabylie. C’est une enquête qui interroge aussi les blancs qui traversent encore les mémoires françaises et algériennes. Cette enquête est aussi mon histoire et celle du silence de mon père. Puisque mon père est un des survivants du massacre.<br>C’est en parlant avec mon père de leur enquête d’abord publiée dans Médiapart que j’ai appris qu’il avait survécu au massacre. Et depuis 1956, il taisait ce traumatisme. 70 ans de ce silence. Depuis, cette histoire m’habite. Comme tant d’autres, de part et d’autre de la Méditerranée : lors de la rencontre à la librairie Libertalia, une femme a témoigné des violences et humiliations faites aux femmes, elle avait 5 ans.<br>Ce livre est un peu mon histoire, mais c’est, je crois, notre histoire, à toutes et tous. Entre la France et l’Algérie, c’est une longue histoire, de 132 ans de colonisation, une histoire de silence, de déni politique. Et ce n’est pas une historie ancienne ou lointaine.<br>L’oubli et le silence peuvent être combattus par le travail de l&rsquo;enquête, comme le montrent Safia Kessas et Fabrice Riceputi et par la transmission. Mais plus que des voix individuelles, n’est-ce pas une voie à emprunter collectivement ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="640" height="480" src="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1782074156191.jpeg" alt="" class="wp-image-634" srcset="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1782074156191.jpeg 640w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2026/07/1782074156191-300x225.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Co-construire la citoyenneté : quand l’école et l’éducation populaire unissent leurs forces</title>
		<link>https://parce-que.fr/co-construire-la-citoyennete-quand-lecole-et-leducation-populaire-unissent-leurs-forces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 17:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tables-rondes]]></category>
		<category><![CDATA[marseille]]></category>
		<category><![CDATA[alliances alliances éducatives]]></category>
		<category><![CDATA[éducation populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[J&#8217;ai eu le plaisir d&#8217;animer et co-organiser une table ronde à l’occasion des Rencontres de l’Éducation populaire organisées par la Ville de Marseille:&#160;comment articuler école et éducation populaire pour co-construire les citoyennetés ? Beaucoup d&#8217;interventions riches dans une ambiance de salon sur le plateau de la #Friche la Belle de Mai: chercheurs, enseignants, acteurs associatifs, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><br><strong> J&rsquo;ai eu le plaisir d&rsquo;animer et co-organiser une table ronde à l’occasion des Rencontres de l’Éducation populaire organisées par la Ville de Marseille:&nbsp;comment articuler école et éducation populaire pour co-construire les citoyennetés ? Beaucoup d&rsquo;interventions riches dans une ambiance de salon sur le plateau de la #<a href="https://www.linkedin.com/company/scic-friche-la-belle-de-mai/">Friche la Belle de Mai</a>: chercheurs, enseignants, acteurs associatifs, artistes et élu se sont réunis autour d’une conviction partagée :&nbsp;l’école ne peut pas tout, mais rien ne se fera sans elle. Le parcours éducatif Ibrahim Ali illustre un projet commun partagé porté par différents acteurs dans plusieurs écoles marseillaises. C’est dans l’alliance avec l’éducation populaire que se dessinent des réponses durables aux défis démocratiques actuels.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment former les citoyens de demain ? À l’heure où les fractures sociales se creusent et où la démocratie vacille, une conviction s’impose : l’école ne peut pas tout, mais rien ne se fera sans elle. L’alliance entre l’école et l’éducation populaire apparaît comme un enjeu central. C’est autour de ce constat qu’étaient réunis chercheurs, enseignants, militants associatifs et élus lors des Rencontres de l’Éducation populaire</strong>,<strong> organisées les 4 et 5 décembre 2025 à Marseille. Une question fil rouge : <em>comment articuler école et éducation populaire pour co-construire des citoyennetés vivantes ?</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2025/12/cafepedagogiqueMarseille-256x300.jpeg" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un lien ancien, mais toujours à réinventer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture, Léo Vennin, enseignant-chercheur à l’Université Grenoble Alpes et à l’IEP de Grenoble a rappelé que l’éducation populaire s’est développée dans un&nbsp;<em>« nomadisme institutionnel »</em>: tantôt aux marges des pouvoirs publics, tantôt embarquée dans leurs dispositifs, mais toujours animée par une même ambition d’émancipation. Pour lui, la reconnaître comme un&nbsp;champ autonome, et non comme un simple outil au service des politiques publiques, est indispensable pour préserver sa créativité et sa fonction critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ponts, passerelles, circulations : l’école et l’éducation populaire n’ont rien d’univers étanches. Mais la coopération n’a de sens, dit-il, que si chacun respecte la&nbsp;diversité des cultures professionnelles&nbsp;et la&nbsp;liberté d’expérimenter. À cette condition, l’alliance éducative peut devenir un levier puissant pour développer une citoyenneté active, réflexive et collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération, la doctorante et engagée associative&nbsp;Aline Grasperge&nbsp;la connaît bien. Les associations, explique-t-elle, jouent un rôle de&nbsp;médiation essentiel&nbsp;entre l’école et les familles. Elles rassurent, soutiennent, traduisent, accompagnent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, a-t-elle ajouté, cette position d’intermédiaire crée des tensions : les parents sollicitent souvent les associations pour l’aide scolaire, ce qui relègue parfois au second plan les projets d’éducation populaire pourtant au cœur de leur mission. De plus, la coopération avec les enseignants se heurte régulièrement au manque de temps, à l’absence d’outils de coordination ou encore à des injonctions institutionnelles contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la coopération entre associations et école ne peut produire ses effets que si elle s’inscrit dans le temps long et repose sur la confiance, la transparence et la reconnaissance mutuelle des rôles éducatifs, sans quoi les relations resteront ponctuelles et limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand les projets pédagogiques donnent chair à la citoyenneté</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignante d’histoire-géographie-EMC&nbsp;Nora Latroch a montré comment l’école peut nourrir le sens de l’engagement citoyen non seulement par la transmission de connaissances mais aussi grâce à des projets pédagogiques ancrés dans la réalité sociale et territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a notamment décrit le travail mené autour de l’Hôtel Bompard, un lieu d’internement de femmes et d’enfants étrangers pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce projet mobilise l’histoire, l’EMC et la philosophie, et aboutit à des productions concrètes telles que des webdocumentaires ou des démarches pour l’installation d’une plaque commémorative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La professeure a également présenté des projets écocitoyens réalisés autour de l’étang du Bolmon, qui permettent aux élèves de comprendre simultanément les enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux. Elle a expliqué que la pédagogie hors les murs renforce la coopération entre élèves, développe leur aisance à l’oral et stimule leur capacité à agir collectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de la Fabrique des communs pédagogiques,&nbsp;Benjamin Gentils, a défendu quant à lui l’idée que l’école peut se transformer profondément en mobilisant davantage les ressources du territoire. Il a montré que les projets conduits dans le cadre du mouvement « Classes dehors » permettent aux élèves d’enquêter sur leur environnement, de découvrir le patrimoine local ou encore de participer à des projets culturels et écologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le parcours Ibrahim Ali : un partenariat école-Ville-éducation populaire&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;parcours Ibrahim Ali, conduit dans 35 écoles marseillaises, constitue un exemple fort de coopération fructueuse entre l’école, la Ville et les acteurs de l’éducation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice de la Caisse des écoles,&nbsp;Sylvie Alméro, a rappelé que la collectivité joue un rôle déterminant pour accompagner les enseignants et sécuriser les parcours éducatifs citoyens. La référente du dispositif,&nbsp;Carine Sauvayre, a expliqué qu’il est indispensable d’outiller les équipes pédagogiques, de proposer des ressources adaptées et de renforcer les liens avec les partenaires culturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, l’enseignante&nbsp;Ellora Sagot-Vincent&nbsp;a témoigné que ce travail favorise chez les élèves le développement de l’empathie, de la coopération, de l’expression orale et d’un engagement citoyen concrètement perceptible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédienne&nbsp;Quitterie Majorel&nbsp;a montré que le théâtre permet aux enfants d’explorer leurs émotions, de comprendre les mécanismes d’exclusion et d’envisager leur rôle dans le collectif. Enfin, l’éducatrice&nbsp;Soumicha Draoui, de l’ADDAP, a décrit comment son action vise à accompagner les élèves en difficulté, à maintenir la continuité éducative et à offrir un espace où se conjuguent expression artistique et construction citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;Pierre Huguet, adjoint au maire délégué à l’éducation, cet exemple révèle l’enjeu politique et éducatif du partenariat :&nbsp;former des citoyens capables de comprendre le monde, de s’engager. Il souligne la nécessité de&nbsp;partager la responsabilité éducative&nbsp;pour construire une citoyenneté concrète et vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des freins persistants, mais des leviers solides</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges qui ont ponctué les Rencontres ont mis en évidence plusieurs obstacles à la coopération entre école et éducation populaire. Les participants ont mentionné le manque de temps pour coordonner les équipes, les contraintes logistiques, la diversité des cultures professionnelles ou encore l’absence de formation et de temps dédiés à l’éducation populaire pour les enseignants dans un contexte de difficultés multiples de l’Ecole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ils ont également souligné l’existence de nombreux leviers. La mobilisation d’artistes et d’associations, la richesse des ressources pédagogiques disponibles, la construction d’un cadre institutionnel clair et la confiance entre partenaires constituent des ressources puissantes pour faire progresser ces alliances éducatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont insisté sur l’importance de la&nbsp;temporalité longue&nbsp;: co-éduquer ne s’improvise pas, cela se construit dans la durée, avec patience, reconnaissance mutuelle et volonté partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2025/12/12/co-construire-la-citoyennete-quand-lecole-et-leducation-populaire-unissent-leurs-forces/">Article publié le 12/12/25 dans Le Café pédagogique</a></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Paris, l’école publique au cœur du débat municipal</title>
		<link>https://parce-que.fr/a-paris-lecole-publique-au-coeur-du-debat-municipal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 17:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tables-rondes]]></category>
		<category><![CDATA[table ronde]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE Paris]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai eu le plaisir d’animer les grands entretiens de la Fcpe Paris. Durant une après-midi, les candidat.es à la Mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel, Sophia Chikirou, Emmanuel Grégoire, Rachida Dati ont présenté leur projet et vision de l’Ecole, répondu aux questions des représentants des familles.Comment protéger et faire réussir tous les enfants dans une école [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai eu le plaisir d’animer les grands entretiens de la Fcpe Paris. Durant une après-midi, les candidat.es à la Mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel, Sophia Chikirou, Emmanuel Grégoire, Rachida Dati ont présenté leur projet et vision de l’Ecole, répondu aux questions des représentants des familles.</strong><br><strong>Comment protéger et faire réussir tous les enfants dans une école publique fragilisée par les inégalités sociales, la montée de l’enseignement privé et les crises du périscolaire ? À quelques mois des élections municipales de mars 2026, et alors que se profilent déjà les échéances nationales de 2027, la FCPE Paris a choisi de placer l’école publique au centre du débat démocratique. Compte rendu des principaux points de vue des candidat.es.</strong></p>



<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-f56f613f wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Samedi 17 janvier au lycée professionnel et technologique Chennevière-Malézieux (12ᵉ arrondissement), parents d’élèves et candidat.es à la Mairie de Paris se sont retrouvés pour un Grand Entretien consacré à l’école : Emmanuel Grégoire (PS – union de la gauche) et Sophia Chikirou (La France insoumise), Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Rachida Dati (Les Républicains). Tous ont confronté leurs visions devant une assemblée de parents particulièrement attentive aux enjeux de mixité sociale, de protection de l’enfance, d’inclusion et de qualité du service public d’éducation.</p>
</div>



<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-f56f613f wp-block-group-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/01/chirikou-300x185.png" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paris, une académie à part… et sous tension</strong></p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte parisien est singulier. Académie la plus ségréguée de France, Paris connaît une concurrence exceptionnelle de l’enseignement privé. Aujourd’hui, 26 % des élèves parisiens sont scolarisés dans le privé sous contrat, contre 17 % au niveau national. Cette proportion atteint 37 % au collège et 40 % au lycée, avec une progression continue dès l’école primaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paris scolarise près de 293 000 élèves, dont 139 000 écoliers, 80 600 collégiens et 72 400 lycéens. Mais la baisse démographique est absorbée quasi exclusivement par l’enseignement public, se traduisant par des fermetures de classes, tandis que les effectifs du privé se maintiennent, voire augmentent. Selon les travaux du chercheur Julien Grenet, sans inflexion politique forte, l’enseignement privé pourrait devenir majoritaire à Paris dans la prochaine décennie.</p>



<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-f56f613f wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mixité sociale et place du privé : le nœud du débat</strong></p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette dynamique, la FCPE Paris a exprimé ses inquiétudes : la perspective d’un enfant parisien sur deux scolarisé dans le privé constitue un signal d’alerte majeur. Dès lors, le volontarisme politique du prochain mandat municipal apparaît déterminant. Alors qu’ont-ils dit&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Grégoire a réaffirmé son opposition aux fermetures de classes décidées par le ministère et insisté sur la nécessité de renforcer l’attractivité du public. Sophia Chikirou appelle, de son côté, à une « reconquête » offensive de l’école publique et refuse toute résignation face au privé, s’appuyant notamment sur les travaux parlementaires du député de son groupe Paul Vannier. Même priorité pour le socialiste Emmanuel Grégoire : «&nbsp;<em>L’école privée n’a rien de privé. Financée à 80 % par l’impôt, elle doit davantage concourir au service public d’éducation</em>. » Il défend une réforme législative nationale fondée sur trois piliers : la transparence des critères de sélection, le recrutement partiel sur carte scolaire et des objectifs contractuels de mixité sociale et scolaire. «&nbsp;<em>C’est une réforme qui est indispensable&nbsp;</em>» pour lutter contre la ségrégation</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/01/Rachida-dati-300x201.png" alt="" width="300" height="201" srcset="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/01/Rachida-dati-300x201.png 300w, https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/01/Rachida-dati-600x401.png 600w, https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/01/Rachida-dati.png 767w">Son programme prévoit également l’instauration d’un système de bonus-malus sur les dotations publiques aux établissements privés en fonction de leurs résultats en matière de mixité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidat.es de la droite ont répondu à cet enjeu du privé sans proposition de régulation ou contrainte pour le privé. Le système qui permet la ségrégation n’est pas remis en question, l’argument de la liberté de choix de familles évoquée. Pour eux, le seul levier est d’&nbsp;«&nbsp;<em>informer et de rassurer les&nbsp; familles, de rendre les écoles attractives</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Chacun ses choix</em>&nbsp;» ont pu dire les candidats Bournazel et Rachida Dati.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mixité scolaire : « forcer le destin »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogés sur la mixité sociale et scolaire, tous reconnaissent l’ampleur de la fuite vers le privé, mais divergent sur les réponses à apporter.</p>



<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-f56f613f wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Pour Sophia Chikirou, «&nbsp;<em>cette fuite n’est pas une fatalité : elle traduit certes une quête d’entre-soi social, mais aussi l’effondrement de la confiance des familles dans le public, faute de moyens et de conditions acceptables</em>&nbsp;». Elle propose de supprimer tout soutien municipal au privé au-delà des obligations légales.</p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogée sur le versement de subventions non obligatoires et le surfinancement du privé, Rachida Dati répond que&nbsp;<em>« le sujet n’est pas le financement, mais quelle est la contrepartie surtout si c’est de l’argent public</em>&nbsp;». elle précise qu’il y a des dotations obligatoire mais que qu’une dotation supplémentaire est possible dans le cadre d’une convention en échange du prêt d’un équipement (sportif, salle de musique, court de tennis, gymnase) aux établissements publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Grégoire plaide pour un volontarisme politique assumé afin de « forcer le destin » de la mixité&nbsp;: «&nbsp;le&nbsp;<em>rôle de l’école, c’est s’abstraire ou extraire chaque petit enfant de notre ville du déterminisme et peut-être une forme de fatalité que lui imposerait le milieu social où le hasard a voulu qu’il soit</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre-Yves Bournazel&nbsp;s’est «&nbsp;<em>tout à fait attaché à la liberté, mais cela ne doit pas être la fuite</em>&nbsp;». Rachida Dati lie la question scolaire à celle de l’attractivité globale de la ville et du logement, à l’instar de Sophia Chikirou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attractivité de l’école publique et conditions d’enseignement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel levier pour l’attractivité des écoles publiques&nbsp;? Tous les candidats ont souligné la nécessité de rendre l’école publique plus attractive. Les conditions d’apprentissage et les effectifs de classe sont un levier majeur. Dans un contexte de baisse démographique, les candidats de gauche ont souligné la politique nationale et les effets des suppressions de postes. Ils plaident pour profiter de la baisse démographique pour réduire les effectifs de classe. Les parlementaires E. Grégoire et S. Chikirou ont évoqué leur combat à l’assemblée nationales contre les suppressions de postes. «&nbsp;<em>Comment on fait pour sauver l’école publique à Paris. Et face à des gouvernements qui, depuis neuf ans, en fait enchaînent des budgets nationaux qui visent à couper les fonds à réduire à rabaisser&nbsp;?</em>&nbsp;»&nbsp;a demandé Sophia Chikirou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou se sont engagés à pérenniser les décharges d’enseignement des directions d’école, une spécificité parisienne régulièrement dénoncée, notamment par la Cour des comptes, comme source de tensions. Il a également rappelé l’existence des professeurs de la Ville de Paris (PVP) pour le sport et les arts plastiques, et proposé d’élargir ce dispositif à une spécialité en langues étrangères afin de favoriser l’apprentissage linguistique dès le plus jeune âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Périscolaire, rythmes et protection de l’enfance : un consensus sur les urgences</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paris fait figure d’exception en ayant conservé le rythme des 4,5 jours, recommandé par de nombreux chercheurs et par la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant. Ce point constitue une ligne de fracture entre candidats de gauche et de droite. Les premiers, dans une tradition de lutte contre les inégalités et de renforcement des services publics, ne remettent pas ce rythme en cause, contrairement à Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel.&nbsp;<em>« La&nbsp;sociologie de mon arrondissement n’était pas forcément favorable la semaine des quatre jours et demi&nbsp;</em>» rappelle Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement. Rachida Dati propose un prix plafond de 3,50 € par repas afin de soulager les classes moyennes, et appelle aussi à une refonte profonde du périscolaire, avec des personnels «&nbsp;<em>mieux formés, mieux respectés, mais aussi mieux encadrés</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous appellent néanmoins à en faire un objet de dialogue et de concertation avec les familles. P. Y. Bournazel évoque un vote aux Parisiens, E. Grégoire une déclinaison locale de la convention citoyenne des temps de l’enfant et Sophia Chikirou la création de conseil éducatif de quartier piloté par direction d’école pour permettre à tous les acteurs de se retrouver régulièrement. La question de la gouvernance, de la démocratie participative et délibérative a occupé une place importante chez tous les candidat.es.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Professionnalisation de la filière animation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de scandales de violences sexuelles sur les enfants dans le périscolaire, les constats sont partagés : difficultés de recrutement, précarité des animateurs, horaires morcelés, formation insuffisante. L’ensemble des candidats s’accordent sur la nécessité de professionnaliser ces métiers, sans toutefois préciser les financements à ce stade et la valorisation salariale. Or ces métiers subissent une crise d’attractivité et du recrutement, du fait de leur faible rémunération et de leur caractère précaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre-Yves Bournazel propose de créer à l’intérieur de la ville de Paris, une brigade, pour les jours de grève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Grégoire s’engage à recruter 2800 postes en temps continu et à créer un corps de catégorie A de la filière d’animation, comme un plan de formation et de prévention des violences, faites aux enfants en milieu scolaire ainsi que la mise ne place d’un contrôle externe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sophia Chikirou propose la création d’un nouveau métier d’« animateur inclusion », sur les temps périscolaires et extrascolaires au niveau de formation des AESH, avec l’objectif de « zéro enfant sans accompagnant ». Elle défend également la gratuité de la cantine pour les familles aux quotients les plus faibles, avec une tarification plus progressive ensuite. Emmanuel Grégoire comme Sophia Chikirou proposent l’organisation de réunions éducatives annuelles dans chaque arrondissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bâtiments scolaires, finances et gouvernance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre-Yves Bournazel fait de la rénovation scolaire une priorité, estimant qu’un tiers des écoles parisiennes nécessite des travaux lourds. Il vise 100 % d’écoles rénovées d’ici 2032 grâce à un plan pluriannuel d’investissement concerté avec le rectorat. Il inscrit cette ambition dans une volonté plus large de redressement des finances municipales, proposant un plan de 4 milliards d’euros d’économies sur six ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proposition a été jugée irréaliste par Emmanuel Grégoire. Ce dernier défend le bilan de la majorité sortante, citant notamment la transformation des cours d’école, les « rues aux enfants » et l’augmentation du budget par élève malgré la baisse démographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Handicap, logement et attentes fortes des familles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scolarisation des élèves en situation de handicap a également été largement abordée. Paris accueille près de 13 000 enfants concernés, ce qui pose la question du développement de réseaux publics, de la coordination entre professionnels et de l’articulation avec l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les familles ont fortement interpellé les candidats sur les délais de la MDPH et la précarité des AESH. Tous reconnaissent la gravité de la situation. Pierre-Yves Bournazel propose la création d’un guichet unique municipal pour accompagner les parents, tandis que Sophia Chikirou et Rachida Dati insistent sur la responsabilité de la collectivité pour pallier les carences de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le logement apparaît comme un enjeu transversal majeur : loger les personnels éducatifs pour stabiliser les équipes, mais aussi permettre aux familles de rester à Paris. Tous s’accordent sur le lien étroit entre politique du logement et avenir des écoles, même si les réponses divergent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces Grands Entretiens, la FCPE Paris a rappelé une exigence forte des parents : une école publique à la fois protectrice et émancipatrice, capable de lutter contre les déterminismes sociaux, de garantir la sécurité des enfants et de faire vivre concrètement l’égalité républicaine. Un enjeu éducatif majeur, mais aussi un choix politique déterminant pour 2026 et les années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2026/01/23/a-paris-lecole-publique-au-coeur-du-debat-municipal/">Article publié le 23/01/26 dans Le Café pédagogique</a></div>
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		<title>Une journée de débats élu.es, chercheur.es, personnels éducatifs</title>
		<link>https://parce-que.fr/une-journee-de-debats-elu-es-chercheur-es-personnels-educatifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 18:20:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tables-rondes]]></category>
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					<description><![CDATA[« Nous tenions à commencer par la question de l’éducation, parce que c’est la mère de toutes les batailles. […] Parce qu’une société qui investit au sens pécuniaire mais aussi au sens symbolique dans l’éducation de ses enfants et de ses jeunes est une société qui investit dans son avenir », a conclu Lucie Castets [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nous tenions à commencer par la question de l’éducation, parce que c’est la mère de toutes les batailles. […] Parce qu’une société qui investit au sens pécuniaire mais aussi au sens symbolique dans l’éducation de ses enfants et de ses jeunes est une société qui investit dans son avenir », a conclu Lucie Castets à l’issue des tables-rondes lors de la&nbsp;</strong><a href="https://www.cafepedagogique.net/2025/11/14/lucie-castets-sur-lecole-la-gauche-au-pouvoir-devra-agir/"><strong>Convention Éducation du Front populaire 2027</strong></a><strong>. Que s’est-il passé à Trappes samedi ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des témoignages de jeunes, de personnels de l’Education nationale, d’associations d’éducation populaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 15 novembre, Trappes a accueilli une convention Education : se sont réunis autour de trois tables-rondes des acteurs éducatifs, issus de champs divers – des chercheurs, des personnels de l’Éducation nationale, des associations de jeunesse ainsi que des jeunes engagés et responsables d’associations de quartiers populaires, des élu.es. A la fin de l’après-midi, cinq jeunes engagés ont posé une question à Marine Tondelier (Les Ecologistes), François Ruffin (Debout), Benjamin Lucas (Génération.s), Clémentine Autain (Après), Olivier Faure (PS). Le déterminisme social et la reproduction des inégalités ont été au cœur des discussions, tout comme la jeunesse populaire qui s’est exprimée durant tout l’après-midi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un appel à la confiance, des moyens pour agir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour attaquer le sujet, un directeur d’école de la ville de Trappes, Maxime Louis Nigen a rappelé le rôle actif de l’école dans la lutte contre les inégalités. Il a souligné l’engagement des équipes pédagogiques et formé un voeu : retrouver la confiance. La question de la confiance a été évoquée par les différents personnels de l’Educarion nationale, en écho à&nbsp;<a href="https://www.cafepedagogique.net/2025/10/07/enseigner-en-france-un-metier-meprise-et-de-plus-en-plus-difficile-enquete-talis-2024/">la dernière enquête internationale Talis</a>&nbsp;selon laquelle seulement 4 % des enseignants français s’estiment considérés par la société et les décideurs politiques. «&nbsp;Confiance&nbsp;», c’est un mot chargé depuis la «&nbsp;loi de la confiance&nbsp;» de 2019 du ministre Blanquer. A noter que depuis l’enquête Talis 2018, le taux du sentiment de considération des personnels a été quasi divisé par deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;L’État s’appuie sur la bonne volonté des personnels en poste</em>&nbsp;», a dénoncé Virginie Cassand, AESH et représentante nationale du SNES-FSU sur l’inclusion, pointant le&nbsp;<em>« bricolage »</em>&nbsp;quotidien et la précarité de son métier : salaire inférieur à 900 euros, absence de statut, revendication intersyndicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Valerié Durey, professeure de lycée professionnel rappelle que qu’&nbsp;<em>«&nbsp;enseigner en lycée professionnel, c’est enseigner à des jeunes qui doutent souvent d’eux-mêmes, parce qu’on leur a fait croire très tôt qu’ils valaient moins que les autres</em>&nbsp;». Le député de Seine Saint Denis Alexis Corbière (Après) a déploré la situation de la voie professionnelle&nbsp;<em>« considérée comme école de la relégation »</em>&nbsp;et les réformes en cours qui l’ont démantelée. Pour la professeure, les réformes en cours sont une régression :&nbsp;<em>«&nbsp;investir dans l’école populaire</em>&nbsp;», comme elle appelle la voie professionnelle, est incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Je crois en la République mais je ne crois pas en l’égalité des chances&nbsp;»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il faut arrêter de goinfrer le privé&nbsp;</em>», a lancé la députée de Seine-Sainte Denis Clémentine Autain (Après), dénonçant «&nbsp;<em>le financement, la concurrence entre le système privé et le système public</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>au sommet de l’État, des gens qui ont abandonné l’esprit public</em>&nbsp;» et qui organisent le tri des élèves. La lutte contre le séparatisme scolaire et social a été un fil rouge. De très nombreux intervenants ont évoqué, les ségrégations subies et «&nbsp;<em>une méthode scolaire inadaptée aux besoins du jeune&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dylan Ayissi, fondateur d’Une Voie pour Tous, a témoigné de l’orientation subie. Ayoub Kacemi président d’une association dans des quartiers populaires, a souligné l’inadéquation de l’école aux besoins des plus défavorisés. Marie Vergnon (Céméa) a défendu le rôle des alliances éducatives et de l’éducation populaire, complémentaires aux apprentissages scolaires, mais aussi essentielles pour former les enseignants aux pédagogies inclusives, à la coopération et à l’accompagnement de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Qu’est-ce que vous allez faire pour les jeunes pour changer le système scolaire qui ferme des portes ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je crois en la République mais je ne crois pas en l’égalité des chances&nbsp;»</em>&nbsp;a lancé un jeune aux représentants politiques. Par leurs différentes interpellations les jeunes ont partagé leur expérience, précarité, foyer, discrimination. Ils ont alerté sur Parcoursup, qualifié de&nbsp;<em>« secteur d’inégalité</em>&nbsp;<em>»</em>, un dispositif qui&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>ferme des portes »</em>&nbsp;et dont les effets pèsent fortement sur la mobilité des filles. L’une des questions posées fut directe : « «&nbsp;<em>Qu’est-ce que vous allez faire pour les jeunes pour changer le système scolaire qui ferme des portes</em>&nbsp;? »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Mettre sur pause&nbsp;les réformes »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs intervenants ont insisté sur la situation de la jeunesse : «&nbsp;<em>Les jeunes ne vont pas bien</em>&nbsp;», Olivier Faure (PS) «&nbsp;<em>il faut forcément donner plus à ceux qui ont moins, aux enfants des quartiers et de la ruralité</em>&nbsp;». Marine Tondelier (Les Ecologistes) a souligné la question des droits de l’enfants en ce jour de mobilisation, et plus particulèrement sur le cas des enfants de l’ASE qui cumulent les inégalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Clémentine Autain a proposé de mieux prendre en compte l’IPS dans les politiques éducatives. Le député François Ruffin (Debout) a défendu l’idée d’une école où l’on apprend aussi des savoirs pratiques : «&nbsp;<em>Je suis un être incomplet, je ne sais pas réparer, bricoler, cuisiner</em>&nbsp;», plaidant pour leur place dans l’école, «&nbsp;<em>un projet populaire, un projet féministe</em>&nbsp;» selon lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le député des Yvelines Benjamin Lucas (Génération.s), «&nbsp;<em>l’école n’a pas été repensée&nbsp;</em>» citant l’exemple du bâti scolaire et de son inadaptation notamment face aux épisodes caniculaires. Il a appelé à «&nbsp;<em>mettre sur pause les réformes</em>&nbsp;», estimant : «&nbsp;<em>on épuise les personnels éducatifs, on épuise les familles&nbsp;</em>», avant d’ajouter la nécessité «&nbsp;<em>d’abroger Parcoursup&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L’école est malade des moyens mais aussi des fins&nbsp;</em>» a déclaré le député Ruffin. Les débats ont finalement remis en question la finalité de l’école : «&nbsp;<em>Quel est l’objectif de l’école ?</em>&nbsp;» Questionner les finalités de l’école, les savoirs à enseigner, méthode de dialogue et «&nbsp;alliances éducatives&nbsp;», mixité sociale et scolaire, soutien de l’école publique, pause des réformes ont fait partie des quelques réponses.&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’y a aucune fatalité. Ils ont fragilisé l’école, nous allons la reconstruire&nbsp;»</em>&nbsp;concluait Lucie Castets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la rentrée,&nbsp;<a href="https://www.cafepedagogique.net/2025/09/17/education-seuls-6-des-personnels-soutiennent-les-orientations-actuelles-unsa/">le baromètre de l’UNSA</a>&nbsp;tirait la sonnette d’alarme : seuls 6 % des personnels et 3% des enseignants se disent satisfaits de la politique éducative menée depuis 2017, un chiffre qui illustre une dégradation profonde, liée aux réformes successives, à l’épuisement et aux conditions de travail. A suivre.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2025/11/17/que-retenir-de-la-convention-education-de-la-gauche/">Article publié dans Le Café pédagogique, 17/11/26</a></div>
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