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	<title>Parce qu&rsquo;on aime bien &#8211; Parce que !</title>
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	<description>Le blog de Djéhanne Gani</description>
	<lastBuildDate>Fri, 31 Jul 2026 17:52:10 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Parce qu&rsquo;on aime bien &#8211; Parce que !</title>
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		<title>Quand des élèves de CM2 donnent voix à des résistantes de l’esclavage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 17:24:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parce qu'on aime bien]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[école primaire]]></category>
		<category><![CDATA[élève]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que l’Assemblée nationale vient tout juste de voter l’abrogation du Code noir, le travail des élèves de CM2 de l’école Pierre Girard dans le 19e arrondissement de Paris prend une résonance particulière : redonner une place centrale aux mémoires oubliées. A travers le récit et les dessins, ils ont fait revivre deux figures féminines longtemps [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-f56f613f wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que l’Assemblée nationale vient tout juste de voter l’abrogation du Code noir, le travail des élèves de CM2 de l’école Pierre Girard dans le 19<sup>e</sup> arrondissement de Paris prend une résonance particulière : redonner une place centrale aux mémoires oubliées. A travers le récit et les dessins, ils ont fait revivre deux figures féminines longtemps invisibilisées, Sanité Bélair et Solitude, accompagnés par leur enseignant Julien Lacroix. « En imaginant leurs pensées, leurs émotions ou des témoins de leur époque, ils ont développé une véritable empathie et une réflexion personnelle » explique celui-ci. « L’objectif était à la fois historique, artistique et citoyen : comprendre le passé tout en réfléchissant à la manière dont certaines voix ont été oubliées ou invisibilisées ». </strong></p>
</div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/Vie-ecole-julien-LAcroix-cafepeda--225x300.jpeg" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous présenter le projet lauréat du concours Nous autres ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet est né dans le cadre de notre travail d’histoire autour du commerce triangulaire, de l’esclavage et des bouleversements liés à la Révolution française et au règne de Napoléon Ier. Avec les élèves, nous avons choisi de nous intéresser à deux figures féminines souvent absentes des récits historiques traditionnels : Sanite Bélair en Haïti et Solitude en Guadeloupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de documents historiques, de biographies et de capsules vidéo, les élèves ont réalisé un portrait croisé de ces deux femmes engagées dans les luttes contre l’esclavage. Ils ont ensuite imaginé, sous forme de fiction, des scènes inspirées de leur vie afin de donner chair à ces personnages historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet mêlait plusieurs disciplines : histoire, EMC, production d’écrit, oral, arts visuels et analyse de documents audiovisuels. Chaque élève a également produit des textes personnels autour des notions de mémoire, d’héritage et de lutte contre les discriminations aujourd’hui. L’objectif était à la fois historique, artistique et citoyen : comprendre le passé tout en réfléchissant à la manière dont certaines voix ont été oubliées ou invisibilisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous choisi ces deux femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/vieecole-300x208.jpeg" alt="" width="300" height="208" srcset="https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/vieecole-300x208.jpeg 300w, https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/vieecole-600x416.jpeg 600w, https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/vieecole.jpeg 640w">Je souhaitais travailler avec les élèves sur des figures historiques peu connues mais essentielles pour comprendre l’histoire de l’esclavage et des résistances dans les colonies françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Sanite Bélair et de Solitude s’est imposé assez naturellement, car ce sont deux femmes engagées dans des combats de liberté, mais qui restent encore relativement absentes des programmes scolaires et de la mémoire collective. Il me semblait important de montrer aux élèves que l’histoire ne se résume pas uniquement aux grandes figures masculines habituellement étudiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela correspond également à une volonté de l’équipe enseignante de doter les bibliothèques de classe d’ouvrages présentant des personnages issus de la diversité (place des filles / des femmes / des personnes racisées, homosexuelles… dans la littérature jeunesse). Ces deux personnages permettaient aussi d’aborder plusieurs dimensions pédagogiques : la place des femmes dans l’histoire, les mécanismes d’invisibilisation, les questions de racisme et de discrimination, mais également le courage, l’engagement et la transmission. Enfin, leur parcours a beaucoup touché les élèves, car ils ont découvert des destins humains très forts, souvent tragiques, mais porteurs d’espoir et de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les élèves ont-ils réagi à ce projet pédagogique ? Est-ce un sujet qui les intéresse, touche ou concerne ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élèves ont été très investis tout au long du projet. Ils ont rapidement compris que ces histoires faisaient écho à des questions encore très actuelles : les discriminations, le racisme, l’égalité ou encore la place accordée à certaines personnes dans les récits historiques. Le fait de travailler sous forme de fiction les a énormément aidés à entrer dans les personnages. En imaginant leurs pensées, leurs émotions ou des témoins de leur époque, ils ont développé une véritable empathie et une réflexion personnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai également constaté beaucoup d’étonnement chez eux lorsqu’ils ont découvert que ces femmes étaient quasiment absentes des manuels ou peu connues du grand public. Cela a suscité des échanges très riches sur la mémoire et sur la façon dont l’histoire est racontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet les a particulièrement touchés parce qu’il donnait une dimension humaine à des événements historiques parfois perçus comme lointains ou abstraits. Enfin, le fait de participer à un concours, la perspective de peut-être rencontrer un ancien champion du monde de football, Lilian THURAM, connu pour ses prises de position et son engagement contre le racisme, a contribué à la motivation des élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qu’un projet de ce type apporte à la vie de la classe ? quelle est votre intention pédagogique, éducative ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un projet de ce type apporte énormément à la vie de classe. Il crée une dynamique collective forte, car les élèves construisent ensemble une œuvre commune qui a du sens. Sur le plan pédagogique, cela permet de travailler des compétences très variées : lire, écrire, argumenter, coopérer, écouter, s’exprimer à l’oral ou encore développer son esprit critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des apprentissages scolaires, mon intention éducative était aussi de former des citoyens capables de réfléchir aux notions de justice, d’égalité et de mémoire. Je voulais que les élèves comprennent que l’histoire peut encore éclairer les enjeux du présent et qu’elle doit donner une place à toutes les voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet m’a aussi rappelé combien les élèves sont capables de s’emparer de sujets complexes lorsqu’on leur fait confiance. Ils ont montré beaucoup de maturité, de sensibilité et de créativité. Le concours a été pour eux une véritable valorisation de leur travail et de leur réflexion citoyenne. Enfin, chacun.e a contribué à la réussite du projet ce qui a permis de valoriser les compétences de tous et de toutes et de trouver sa place dans le groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Djéhanne Gani</strong></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.cafepedagogique.net/2026/06/05/quand-des-eleves-de-cm2-donnent-voix-a-des-resistantes-de-lesclavage/">Entretien publié le 5/06/26 dans Le Café pédagogique</a></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>NOS VIES ADULTES, un film d&#8217;Alexandre Hilaire</title>
		<link>https://parce-que.fr/nos-vies-adultes-un-film-dalexandre-hilaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 10:12:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parce qu'on aime bien]]></category>
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					<description><![CDATA[Etre lycéen de la voie professionnelle, hier et aujourd’hui Malgré des réformes destructrices, et bien qu’elles concernent 1/3 des lycéens, il est très peu question de la voie professionnelle, et de ses élèves. Ces derniers vivent cette orientation souvent comme une voie de garage, voire une impasse. Le film «&#160;Nos vies adultes&#160;» met sous le [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Etre lycéen de la voie professionnelle, hier et aujourd’hui</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-370" srcset="https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5-1024x1024.png 1024w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5-300x300.png 300w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5-150x150.png 150w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5-768x768.png 768w, https://parce-que.fr/wp-content/uploads/2024/06/image-5.png 1416w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Malgré des réformes destructrices, et bien qu’elles concernent 1/3 des lycéens, il est très peu question de la voie professionnelle, et de ses élèves. Ces derniers vivent cette orientation souvent comme une voie de garage, voire une impasse. Le film «&nbsp;Nos vies adultes&nbsp;» met sous le feu des projecteurs des élèves -souvent abîmés, mais résilients- du lycée professionnels de Tournon en Auvergne.&nbsp;Alexandre Hilaire apporte dans un film sincère et sensible «&nbsp;Nos vies adultes&nbsp;» à la fois un éclairage de l’intérieur, mais aussi le regard distancé de l’ancien lycéen devenu adulte. En donnant la parole aux lycéens d’hier comme à ceux d’aujourd’hui, Alexandre Hilaire interroge la place de ces élèves dans la société, ou celle que leur fait la société, c’est la question de l’essence-même du lycée professionnel.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Retour vers le passé&nbsp;</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Les premières images du film d’Alexandre Hilaire sont celles du lycée professionnel de Tournon, des images d’un grand bâtiment déshumanisé, vide, gris, comme le ciel. Les élèves l’appellent Alcatraz. Le film s’ouvre sur ces mots du réalisateur, des mots dits d’une voix neutre, presque désincarnée, peut-être à l’image d’un système&nbsp;: &nbsp;«&nbsp;<em>1997, j’ai 17 ans, c’est ma 1ère année au lycée professionnel de Tournon en Ardèche, je commence un BEP électronique. Le toit du lycée ressemble à celui d’une usine et je ne connais personne parmi les élèves.&nbsp;</em><em>J</em><em>e me demande ce que je fais là. Suis-je encore à l’école ou déjà au travail&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Alexandre Hilaire revient sur ses années lycée durant lesquelles ses années il réalise un court-métrage «&nbsp;meurtre noir&nbsp;» avec des amis et l’aide de professeures. Il part à leur rencontre, 20 ans après, en mêlant son regard et des images du passé à celles d’aujourd’hui, des anciens lycéens devenus adultes et de lycéens d’aujourd’hui. La violence du sujet du film tourné reflète la colère froide et la violence qu’il ressent&nbsp;: Alexandre met en scène une professeure schizophrène qui tue des élèves à cause de leurs mauvaises notes.&nbsp;On entend ses mots qui pourraient être ceux de nombreux lycéens. La voix off, une voix blanche, celle d’Alexandre, résonne, mais elle pourrait prendre le visage de nombreux élèves&nbsp;au destin similaire&nbsp;: «&nbsp;<em>Je suis en colère mais je ne le montre pas. Je suis en colère parce que je voulais aller en seconde générale en option cinéma. Je ne me souviens pas du visage de la conseillère d’orientation mais de ses mots ‘Elève moyen, c’est trop juste’.&nbsp;Je vais aller en pro. Dans ma famille, personne n’a fait d’étude, alors on n’insiste pas. Je ne me rends pas compte ce que cela détermine pour moi pour le moment et pour plus tard.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Des portraits croisés de lycéens d’aujourd’hui et ceux d’hier devenus adultes</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">20 ans après, Alexandre Hilaire transforme cette colère et l’apprivoise peut-être dans ce film. Il retrouve les anciens adolescents David, Jérémie, Aïedine ses camarades et sa professeure de français Malika&nbsp;: ensemble, ils évoquent leurs années dans le lycée des années 90. Aucun élève n’était là par envie. Et d’ailleurs, aucun de ces anciens lycéens ne travaille dans le champ professionnel de leur formation.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Alexandre rencontre et filme des lycéens d’aujourd’hui&nbsp;: ces portraits croisés confronte leurs destin et points de vue. Et leur portraits et mots résonnent avec ceux de la génération précédente, Valentin apparaît en miroir d’Alexandre, comme si le lycée professionnel était resté «&nbsp;un espace qui interdit de rêver&nbsp;».</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Entre hier et aujourd’hui, le film d’Alexandre Hilaire met à l’honneur le lycée professionnel, dont on parle si peu. Car l’école, le lycée, implicitement, le lycée renvoie au lycée général, comme si c’était le «&nbsp;véritable&nbsp;» lycée, reléguant les lycéens professionnels, au second rang, dans l’ombre, ou à une place d’infériorité. Alexandre décrit des traces de son passé&nbsp;: une «&nbsp;parole hésitante, un manque de confiance en soi&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Quel lycée professionnel pour ne pas en-fermer les possibles&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Le lycée professionnel, c’est le lycée des pauvres, il rassemble majoritairement une jeunesse issue de parents non-diplômés, ou issus de l’immigration. Le lycée professionnel a subi des réformes depuis 2019, le qualificatif «&nbsp;professionnel&nbsp;» chasse toujours plus la dimension éducative du lycée. Malika, dans le film, déplore les réformes menées qui font des élèves des «&nbsp;<em>exécutants, des travailleurs qui seront corvéables à merci</em>&nbsp;» et non «&nbsp;<em>des êtres pensants, des êtres conscients&nbsp;</em>». Depuis Alexandre, en 20 ans, les élèves ont perdu des heures d’enseignement général. Malika regrette que l’enseignement du français perde son approche culturelle et littéraire pour devenir un enseignement fonctionnel, au service de rédaction de CV, de rapport de stage, de notes techniques. Le lycée -professionnel comme général- ne doit-il pas ouvrir les champs des possibles, apprendre aux élèves et former des citoyens conscients&nbsp;? Dès lors,&nbsp;en fermant les horizons et enfermant les possibles des élèves, que leur propose le lycée professionnel&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Ce film est à voir sur&nbsp;<a href="https://www.france.tv/france-3/auvergne-rhone-alpes/la-france-en-vrai-auvergne-rhone-alpes/5998497-nos-vies-adultes.html?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3izATN5QMPoCc2UtVjc3513ryWgFMWWqG9tf0W4RQAlwNadtsKkoECz6Y_aem_AdPQO3ERMpBJVxEuLsTYuFhDnBQjw-D5h-BvOaYA3V_hgS8jDqZGfNyKmKgdYkzkcvi1w89lqmi29FfbYrb0DCe0#section-about">France TV</a>&nbsp;durant tout le mois de juin 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djéhanne Gani</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tribune    « La réforme des groupes de niveau n’apportera que des effets délétères »</title>
		<link>https://parce-que.fr/309-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2024 21:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parce qu'on aime bien]]></category>
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					<description><![CDATA[Accepter le tri des élèves, c’est accepter que dans toute la vie sociale, on abandonne les plus fragiles, dénonce, dans une tribune au « Monde », un collectif de plus de trois cents personnes, essentiellement des professeurs et des parents d’élèves en REP. Signataire de cette tribune, à ces deux titres, je signe des deux mains et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Accepter le tri des élèves, c’est accepter que dans toute la vie  sociale, on abandonne les plus fragiles, dénonce, dans une tribune au  « Monde », un collectif de plus de trois cents personnes,  essentiellement des professeurs et des parents d’élèves en REP. Signataire de cette tribune, à ces deux titres, je signe des deux mains et souscris aux propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on est enseignant ou parent en REP [réseau d’éducation prioritaire] et REP +, on ne rencontre pas que des problèmes. On voit souvent de belles histoires où l’humanité s’épanouit, où grandir ensemble a du sens. Pourtant, l’ambition d’accueillir ensemble les élèves en offrant à chacun une chance de réussir est aujourd’hui reniée et vue comme illusoire. […]<br>Pourquoi créer de nouveaux clivages dans une société déjà malade de son archipélisation ? […]</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous, parents, enseignants et soutiens de l’école publique, pensons qu’il est temps de défendre le projet démocratique de l’école et appelons les parents à lutter collectivement pour que les moyens nécessaires lui soient attribués. Face aux angoisses de nombreux enfants et adolescents devant leur avenir, seul ce projet humaniste est porteur de sens et d’espoir.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2024">À lire dans Le Monde du 5/03/24 </a></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Collectif Langevin-Wallon : Nostalgie, bon sens et pragmatisme, les nouveaux habits de la lutte des classes à l’école</title>
		<link>https://parce-que.fr/collectif-langevin-wallon-nostalgie-bon-sens-et-pragmatisme-les-nouveaux-habits-de-la-lutte-des-classes-a-lecole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 22:16:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parce qu'on aime bien]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans cette tribune publiée dans Le Café pédagogique, le collectif Langevin Wallon dénonce les mesures de « bon sens » annoncées par le gouvernement. Des mesures « qui traduisent une vision idéologique de l’école qui réduit l’ambition pour les élèves de milieux populaires » écrit-il. « Nous assistons depuis 2017 à une attaque en règle contre toutes les avancées que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans cette tribune publiée dans Le Café pédagogique, le collectif Langevin Wallon dénonce les mesures de « bon sens » annoncées par le gouvernement. Des mesures « qui traduisent une vision idéologique de l’école qui réduit l’ambition pour les élèves de milieux populaires » écrit-il. « Nous assistons depuis 2017 à une attaque en règle contre toutes les avancées que l’école a cahin-caha mises en œuvre pour devenir l’école pour tous, et pas seulement pour quelques-uns ». « Ce n’est pas : « la pédagogie peut renverser la sociologie » – un slogan qui ne veut rien dire – ni le « port de la tenue unique » qui « efface les inégalités entre les familles », (…) mais c’est bien la pédagogie assise sur la cumulativité des résultats de la science qui peut contribuer à limiter les déterminismes sociaux, à condition d’inscrire cette volonté dans le temps long ». Un texte fort qui</em><em> appelle à Résister.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mettre fin au collège unique, combattre l’hétérogénéité en organisant des groupes de niveaux, rétablir l’uniforme, généraliser les manuels labellisés par le ministère, défaire les cycles, rétablir les redoublements, revaloriser l’évaluation par les notes… Toutes ces mesures annoncées, déjà expérimentées ou en projets, pour «&nbsp;guérir un système&nbsp;» et soulager des professionnels en souffrance, sont volontiers qualifiées de «&nbsp;pragmatiques&nbsp;» ou «&nbsp;frappées au coin du bon sens&nbsp;» par les responsables politiques et les prétendus experts et autres commentateurs qui s’expriment volontiers dans les médias et font partie de ceux qui ont sans doute vécu sans problème une scolarité heureuse, ou pour le moins réussie, étant issus de ces milieux sociaux pour lesquels l’École secondaire a historiquement été conçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en finir avec le mythe&nbsp;du : «&nbsp;c’était mieux avant&nbsp;».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Historique&nbsp;» est bien le mot approprié puisqu’on aura compris qu’il s’agit de revenir à l’école d’&nbsp;«&nbsp;avant&nbsp;» réelle ou fantasmée. L’école d’avant, réelle, qui ne permettait que rarement aux enfants des milieux populaires d’accéder au lycée, qui n’accueillait pas ensemble les élèves des différents milieux sociaux, l’école d’avant qui perpétuait une société où l’insuffisante maîtrise de la lecture, de l’écriture, ou du calcul, et plus largement de la culture, si elle n’était pas encore synonyme de relégation et d’exclusion, sonnait tout de même le glas d’une quelconque ascension sociale. L’école d’avant fantasmée en ce qu’elle aurait reposé sur une autorité incontestée de ses professeurs, sur une discipline et des contenus jamais remis en question par les élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on glorifie le retour à cette école-là, c’est en fait pour en finir avec l’ambition de la réussite pour tous, avec la formation de citoyens éclairés et émancipés et pour rétablir soumission et entre soi social, pour en finir avec les «&nbsp;efforts&nbsp;» (le mot est un aveu) de mixité sociale. Un repli que certains dans les milieux les plus favorisés économiquement et/ou culturellement ont déjà bien concrétisé en se réfugiant dans les écoles du secteur privé, le plus souvent catholique, même s’ils n’en partagent pas toujours les dogmes religieux&nbsp;; mais fuir le «&nbsp;commun&nbsp;», le «&nbsp;populaire&nbsp;», le «&nbsp;vulgaire&nbsp;» mérite sans doute de sacrifier quelques convictions. Les liens étroits de nos dirigeants et des ministres de l’éducation nationale avec l’école privée ne sont pas nouveaux, qu’ils y aient été eux-mêmes scolarisés ou qu’ils y scolarisent leurs enfants. Comme l’a dit récemment la nouvelle ministre de l’éducation nationale&nbsp;à propos de ses enfants scolarisés dans le privé: « <em>Et depuis de manière continue nous nous assurons que nos enfants sont non seulement bien formés avec de l’exigence dans la maîtrise des savoirs fondamentaux et qu’ils sont heureux, qu’ils sont épanouis, qu’ils ont des amis, qu’ils sont bien, </em><a href="https://www.leparisien.fr/politique/on-en-a-eu-marre-amelie-oudea-castera-explique-pourquoi-ses-enfants-sont-desormais-scolarises-dans-le-prive-12-01-2024-KDFGXDPX6JHMLLIAZTPT65WXZA.php"><em>qu’ils se sentent en sécurité, en confiance</em></a>». Ceux-là mêmes qui sont prompts à dénoncer le communautarisme, le pratiquent, dans le privé, entre eux, dans un monde aseptisé à leur image, c’est-à-dire dans le monde de classes dessiné depuis le XIXème siècle par la bourgeoisie économique d’abord, culturelle ensuite, un monde qu’ils prolongent à l’école. Pour aller plus loin dans l’analyse de cette question de «&nbsp;l’avant&nbsp;» on trouvera profit à lire l’ouvrage de Claude Lelièvre, L’école d’aujourd’hui à la lumière de l’histoire (Paris, Odile Jacob, 2021).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en finir avec le mythe du «&nbsp;bon sens&nbsp;».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures annoncées ou déjà là (réduction des enseignements généraux en lycée professionnel par exemple, promotion déraisonnable de la méthode syllabique pour la lecture et de la «&nbsp;fluence&nbsp;» en primaire) ne sont pas des mesures de bon sens même si nos gouvernants n’ont de cesse de prononcer ces mots pour faire accroire que ceux qui ne pensent pas comme eux sont «&nbsp;insensés&nbsp;». Elles traduisent une vision idéologique de l’école qui réduit l’ambition pour les élèves de milieux populaires. Nous assistons depuis 2017 à une attaque en règle contre toutes les avancées que l’école a cahin-caha mises en œuvre pour devenir l’école pour tous, et pas seulement pour quelques-uns. Cette évolution lente et laborieuse de l’après-guerre, s’est presque toujours heurtée à un conservatisme qui avait peur de la démocratisation, craignant le «&nbsp;nivellement par le bas&nbsp;», «&nbsp;la baisse du niveau&nbsp;», avec la conviction qu’il n’y a rien à attendre de bon, ni à apprendre, de la promiscuité avec les milieux populaires. Alors face aux résistances des plus privilégiés, de ceux que l’école privilégie, le collège dit unique n’est pas encore parvenu à devenir cette «&nbsp;école moyenne&nbsp;» qui garantirait un socle commun de connaissances pour tous, garantirait une scolarisation ensemble des générations qui n’auraient pas peur de leurs différences sociales mais apprendraient à les connaître, à les apprivoiser et à s’en enrichir. Un collège, antichambre du lycée général, a été maintenu, source de souffrances pour les élèves les plus fragiles et avec eux, pour les professeurs que l’on n’a pas cherché à former à leur accueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en finir avec la prétention à l’«&nbsp;agilité», au «&nbsp;pragmatisme&nbsp;».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Agilité&nbsp;» est le dernier concept à la mode chez les consultants qui conseillent le pouvoir. Il s’agit de pouvoir passer d’une conception à l’autre avec facilité. Il s’agit surtout de faire preuve de la capacité essentielle à s’ajuster en permanence à l’opinion. Tout le contraire d’une politique qui serait construite sur la base d’études sérieuses et de confrontations de points de vue avec les professionnels en charge de l’activité d’enseignement. Cette notion s’inscrit dans un discours bien installé relatif au «&nbsp;pragmatisme&nbsp;» que ces gouvernants opposent à l’idéologie, comme si derrière les idées défendues au nom du pragmatisme, il n’y avait pas d’idéologie&nbsp;: n’y a-t-il pas d’idéologie derrière les choix réactionnaires du redoublement et des groupes de niveaux&nbsp;? N’y a-t-il pas d’idéologie derrière le refus de développer la mixité sociale pour «&nbsp;éviter la guerre scolaire&nbsp;»&nbsp;? N’y a-t-il pas d’idéologie dans les cours d’empathie&nbsp;? Les ministres aiment cette «&nbsp;agilité&nbsp;» qui leur permet de faire valoir leurs marottes&nbsp;: Jean-Michel Blanquer avait repris les priorités de l’école «&nbsp;lire, écrire, compter&nbsp;» et y avait ajouté «&nbsp;respecter autrui&nbsp;». Gabriel Attal n’a pas eu le temps à notre connaissance de donner une autre priorité. En revanche dès le premier jour la nouvelle ministre a jeté aux orties «&nbsp;respecter autrui&nbsp;» et a préconisé «&nbsp;<a href="https://www.education.gouv.fr/amelie-oudea-castera-ministre-de-l-education-nationale-de-la-jeunesse-des-sports-et-des-jeux-380553">bouger&nbsp;» comme quatrième priorité</a>, avant que le président lui-même ne veuille faire de la pratique théâtrale un passage obligé. Voilà un bel exemple d’agilité ou d’un de ses <a href="https://crisco4.unicaen.fr/des/">synonymes</a>, on vous laisse choisir celui qui convient le mieux (prestesse, aisance, légèreté, vélocité, souplesse, virtuosité, dextérité, promptitude, adresse, habileté, etc.). Pour aller plus loin sur cette question du pragmatisme vous pouvez lire <a href="https://blogs.mediapart.fr/marc-bablet/blog/050219/politiques-educatives-des-ideologies-au-pragmatisme-1">le blog de Marc Bablet</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en finir avec le rejet des recherches qui permettent de lutter réellement contre les déterminismes sociaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de recherches des sciences de l’éducation, de la sociologie, de la sociolinguistique et de certains courants didactiques sont suffisamment convergents depuis plusieurs décennies pour nous renseigner sur les obstacles que les élèves des milieux populaires rencontrent pour apprendre et nous orienter vers les pratiques pédagogiques qui permettent de les surmonter. Ce n’est donc pas&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.cafepedagogique.net/2023/10/10/la-pedagogie-peut-renverser-la-sociologie-professeur-une-mission-impossible/">la pédagogie peut renverser la sociologie</a>&nbsp;»- un slogan qui ne veut rien dire – ni le «&nbsp;port de la tenue unique&nbsp;» qui «&nbsp;efface les inégalités entre les familles&nbsp;», selon Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 16 janvier 2024, mais c’est bien la pédagogie assise sur la cumulativité des résultats de la science qui peut contribuer à limiter les déterminismes sociaux, à condition d’inscrire cette volonté dans le temps long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les savoirs accumulés par ces universitaires mais également par le système lui-même au travers de ses praticiens, de certains de ses inspecteurs généraux nous livrent des pistes sérieuses sur ce qui doit être fait, appris, connu pour accueillir les élèves que leur milieu familial n’a pas acculturé aux codes scolaires et pour les faire réussir, enfin. Car, il est faux de dire que les difficultés rencontrées par les enfants et les jeunes massivement issus des milieux populaires sont insolubles quand on aurait tout essayé. Le savoir sur ces questions existe, il est à portée de main, il est à portée des politiques publiques. Les professeurs avec tous les autres personnels de l’éducation y travaillent et parfois réussissent au-delà des attendus mais ne sont pas soutenus par une action collective, durable, systémique de l’État. Au contraire, il leur est demandé de faire réussir des élèves quand l’action du système tout entier va trop souvent à l’encontre de cet objectif&nbsp;: en revenant sur la semaine de 4 jours et demi favorable aux milieux populaires, en réduisant la scolarisation à deux ans, en encourageant déraisonnablement une focalisation sur les «&nbsp;fondamentaux&nbsp;» réduits à des savoirs de bas niveaux, en finançant la concurrence du secteur des écoles privées, etc. Ce n’est pas un hasard si les ministres actuels tentent d’imposer méthodes et manuels et dans le même temps réduisent la formation à peau de chagrin. L’obéissance plus que la compétence est dorénavant recherchée tant pour les professeurs que pour certaines catégories d’élèves, alors même qu’un des principes de «&nbsp;l’agilité&nbsp;» qu’ils préconisent devrait être que «&nbsp;les meilleures architectures, les meilleures spécifications de besoins, et les meilleures conceptions émergent d’<a href="https://manifesteagile.fr/">équipes auto-organisées</a>&nbsp;». Ce doit être cela finalement le «&nbsp;en même temps&nbsp;»&nbsp;: dire quelque chose et faire le contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les voies de progrès sont donc connues, celles qui construisent une école comme une société qui inclut, qui construit la cohésion sociale au lieu de ségréguer, de mettre à part, de désigner «&nbsp;l’autre&nbsp;», «&nbsp;le pauvre&nbsp;» ou «&nbsp;l’étranger&nbsp;» comme un adversaire qui dévalorise le système et lui nuit. Nous sommes en capacité de changer l’école pour le bénéfice de tous, nous avons le savoir pour le faire pour peu que nous le voulions vraiment. Il s’agit là de volonté et de convictions politiques voire morales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne jamais renoncer à la justice sociale, à l’émancipation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il appartient à chacun d’entre nous, et surtout à chacun des professionnels de l’éducation à quel niveau qu’il exerce, de discerner dans le kaléidoscope des mesures prises et qui se parent des mythes du «&nbsp;c’était mieux avant&nbsp;», du «&nbsp;bon sens&nbsp;», du «&nbsp;pragmatisme&nbsp;», la vision globale de l’école et plus largement de la société qui ne se dit pas mais se construit sous nos yeux. Il appartient à chacun d’entre nous de ne pas se laisser aller à la facilité de croire à ces mesures, qui ne sont que le camouflage des symptômes d’une école inégalitaire et le retour à une école qui ne souhaite pas tirer l’ensemble de sa jeunesse vers le haut, qui portent une conception de l’école qui a renoncé à l’émanciper. Parce que ce gouvernement prend acte de la société telle qu’elle est et entérine les inégalités sociales, il nous faut renforcer notre esprit critique et celui de nos élèves pour les aider à débusquer les choix mortifères de politiques qui ne travaillent pas pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pire serait en effet que cette régression, inédite dans son ampleur, qui maltraite ceux qui ont une claire conscience des enjeux, se fasse avec l’assentiment des personnels, qui ne voyant dans ce qui est annoncé que des tentatives de solutions à leurs problèmes professionnels réels et quotidiens ou focalisés sur les questions de mise en œuvre et de moyens, méconnaissent le piège qui leur est tendu&nbsp;: celui du renoncement à une justice sociale dont ils seraient sans le vouloir les acteurs. Dans la séquence de communication actuelle où le mensonge le dispute à l’incompétence, il ne faudrait pas que nous restions à la surface des prises de parole officielles. Il ne faudrait pas que les poutres dans les bouches ministérielles cachent la forêt de l’idéologie qui les animent dans la durée depuis 2017. Soyons ensemble bien au clair sur le sens profond de la politique antisociale en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le dit <a href="https://www.sciencespo.fr/liepp/fr/content/marie-anne-dujarier-le-paradoxal-deploiement-du-management-par-les-dispositifs.html">Marie-Anne Dujarier</a>&nbsp;:<em> «&nbsp;Dans ce management via les dispositifs, les tâches, leur organisation et évaluation sont conçues de manière générique, hors de la situation réelle, et avant qu’elle n’ait lieu, par des personnes qui en sont éloignées. Employés et consommateurs doivent alors faire un effort de traduction&nbsp;: décrypter le vocabulaire des concepteurs et sa signification, rentrer dans leur logique, constater que les valeurs et le sens de l’activité imposés par ces dispositifs heurtent parfois celles de leur métier. Que l’on soit un médecin hospitalier soumis au système de la «&nbsp;Tarification à l’acte&nbsp;» (T2A), un guichetier dans une agence de location de voitures ou une cadre de proximité dans la pétrochimie, il faut arriver à comprendre ce que ces dispositifs exigent, nomment, mesurent, valorisent, pour arriver à produire avec eux, mais aussi pour tenter de les contourner.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de l’éducation, le collectif Langevin Wallon essaiera d’apporter sa modeste contribution en vue de ce décryptage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Collectif Langevin-Wallon</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif Langevin Wallon réunit des professionnels ayant travaillé principalement en éducation prioritaire à tous les niveaux de l’institution scolaire. C’est fort de cette expérience qu’il entend défendre une démocratisation sociale et scolaire de l’École.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a déjà publié&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://aoc.media/opinion/2023/11/09/ecole-pour-en-finir-avec-une-politique-qui-donne-un-air-de-justice-a-linegalite/">Ecole&nbsp;: pour en finir avec une politique qui «&nbsp;<em>donne un air de justice à l’inégalité</em>&nbsp;» (Alain) sur AOC</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://www.touteduc.fr/fr/archives/id-22606-g-attal-renonce-au-principe-de-democratisation-scolaire-porte-par-les-autorites-publiques-depuis-1945-tribune-du-collectif-langevin-wallon-">De la liquidation du programme du Conseil national de la résistance&nbsp;: le cas du droit à l’éducation et à la culture pour tous sur Touteduc.</a></p>
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		<title>Halte à la casse de l’école. une riposte collective s’impose</title>
		<link>https://parce-que.fr/halte-a-la-casse-de-lecole-une-riposte-collective-simpose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[djehanne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 22:10:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parce qu'on aime bien]]></category>
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					<description><![CDATA[Appel publicHalte à la casse de l’école : une riposte collective s’imposeL’école française, dans son ensemble, va mal. Les signaux sont au rouge, le présidenten fait son affaire personnelle dans une direction amplifiant la fracture sociale qui rongedéjà notre école. Rejoignant d’autres études, les dernières évaluations PISA soulignentet confirment des indicateurs inquiétants : poursuite de [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Appel public<br>Halte à la casse de l’école :  une riposte collective s’impose</strong><br>L’école française, dans son ensemble, va mal. Les signaux sont au rouge, le président<br>en fait son affaire personnelle dans une direction amplifiant la fracture sociale qui ronge<br>déjà notre école. Rejoignant d’autres études, les dernières évaluations PISA soulignent<br>et confirment des indicateurs inquiétants : poursuite de la baisse des résultats des élèves<br>de 15-16 ans en maths et lecture, confirmation des écarts de réussite selon les milieux<br>sociaux, mal-être scolaire sensible des élèves, et souffrance des professionnels de<br>l’éducation.<br>Ce constat accablant est le fruit de politiques éducatives anciennes (réactualisées et<br>amplifiées ces dernières années), conjuguées à un sous-investissement chronique, qui<br>ont mené le système scolaire au bord de la rupture. Et les annonces récentes de Gabriel<br>Attal avant qu’il ne quitte le ministère de l’Éducation Nationale, parce qu’elles se situent<br>dans la parfaite continuité des réformes précédentes, ne peuvent qu’aggraver le<br>caractère inégalitaire et ségrégatif de l’école, et la mise sous tutelle des métiers de<br>l’enseignement.<br>Pour relever le défi d’une école plus égalitaire, pour former des citoyennes et des citoyens<br>de demain éclairé·es, à même de relever les enjeux majeurs posés par les crises<br>climatiques, démocratiques, sociales qui pèsent sur nos sociétés, une bifurcation est plus<br>que jamais nécessaire.<br>Nous ne pouvons plus accepter une gouvernance autoritaire, un management violent qui<br>augmentent la souffrance des personnels. Nous ne pouvons plus accepter l’organisation<br>de la ségrégation des acquisitions scolaires, évinçant les élèves majoritairement issu·es<br>des classes populaires de la maitrise des savoirs permettant de penser le monde pour le<br>transformer. Nous ne pouvons plus accepter les manques de moyens financiers et<br>humains participant de la dégradation du service public d’éducation.<br>C’est pourquoi nous appelons à une riposte, unitaire et collective.<br>Nous, mouvements pédagogiques et associations complémentaires de l’école,<br>associations d’usagers·ères, organisations syndicales, chercheuses et chercheurs,<br>actrices et acteurs de l’éducation, lançons un grand mouvement d’élaboration<br>d’alternatives pour l’École, visant à une grande réforme pour refonder une institution<br>éducative démocratique, humaniste, moderne. Nous appelons toutes celles et tous ceux<br>qui ne peuvent se résigner à une école du tri social, à participer à nos travaux pour un<br>Grenelle alternatif.<br>Rejoignez-nous. Nous avons besoin de vous.<br>Signez sur le formulaire : https://framaforms.org/collectif-ecole-riposte-1705947044<br>Retrouvez la version longue du texte : http://www.afef.org/halte-la-casse-de-lecole-une-<br>riposte-collective-simpose-0 </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://digipad.app/p/623073/e9b15ab6ebcb2">https://digipad.app/p/623073/e9b15ab6ebcb2</a></p>
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